It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 1:28



Flare




âge 23 ans, et elle a oublié la date de naissance, c'est.. accessoire
sexe Pas avec toi en tout cas.. [féminin]
origine Née à Regna Ferox
race Taguël panthère des neiges bc froid
classe Tagüel, please. Mais sans bestipierre elle se rapproche plus du voleur que d'autre-chose.
groupe Astria, bien qu'elle aime pas mal bouger.
anniversaire Oublié, de toutes façons elle le fêterait pas (sur les papiers officiels elle mettrait 22 Mai)
métier Serveuse, faut bien gagner sa vie

arme & capacités Se transforme en panthère blanche d'environs 1,50m au garrot, autant dire que c'est une grosse bête pas sympathique qui griffe, mord, et a assez de force musculaire pour vous briser quelques os d'un coup de patte. On a pas envie de jouer à chat avec. Elle a un pelage épais, soyeux, taillé pour l'hiver et des yeux bleu clair un peu luminescents, signature de ceux de son espèce lorsqu'ils sont transformés visiblement. Elle est très à l'aise avec son corps sous cette forme, a des mouvements souples et calculés, son style de combat est assez gracieux pour une fauve de sa taille.
L'ennui c'est que sa bestipierre est brisée.
Du coup Flare est contrainte de se battre sous forme humaine, et elle n'a qu'un poignard. Un ridicule poignard de bronze qui lui fait amèrement regretter ses griffes. Une arme d'humain, pitié. Elle n'aime vraiment pas ça.
monture Quoi, monter du bétail ? Elle le préfère dans son assiette.
caractéristiques physiques De taille moyenne pour une humaine de son âge, Flare est jolie au niveau du visage comme du dessin des courbes de son corps, si vous demandez l'avis de ces messieurs (qui feraient mieux de se rincer l'oeil ailleurs). Elle n'a pas d'attributs bestiaux évidents grâce à la magie elfique, cela dit en cherchant bien on lui trouve des canines particulièrement pointues (croyez moi, si elle vous mord, vous pleurez), et des tâches de léopard le long de sa colonne vertébrale et sur le haut de ses épaules. Mais c'est pas comme si vous alliez la voir se déshabiller, non mais. Sa peau est claire, à part ça. Tout en noir et blanc, elle a des yeux sombres (et non bleu clair, comme sous sa forme animale) et de longs cheveux d'un brun presque noir légèrement ondulés. Ils tombent jusqu'à sa taille, un cauchemar.

personnalité Flare est vive d’esprit, très adaptable, elle l’a appris à force de devoir se débrouiller seule, d’être sur les routes, d’être en fuite, elle sait désormais se plier aux circonstances avec facilité et sans trop gronder. S’il faut ramper dans la boue pour ne pas être repérée, elle ne jouera pas les demoiselles précieuses ne voulant pas salir leur tenue, et si une arme d’humains est la seule chose à disposition.. comptez sur la Tagüel pour afficher une moue dégoûtée mais l’utiliser tout de même. Son instinct de survie passe souvent avant ses principes, il faut croire que si son animalité n’est pas apparente, elle reste ancrée dans son caractère. Tant pis pour la morale, tant pis pour l’éthique, un héros mort ça n’a jamais servi à rien, Flare est passée par trop de galères pour trouver ça réaliste de jouer les héroïnes. Elle a vu son espèce passer au bord de l’extinction et ne compte pas accélérer les processus.

Oh ne la prenez pas pour une brute amorale, lâche et individualiste: la Tagüel ne rechigne pas à apporter son aide, elle n’aime pas les humains mais pense que leur vie a tout de même une valeur. C’est juste que bon, dans une situation où c’est elle ou vous; ce sera elle, sans hésitation aucune. En règle générale elle suit son instinct qui se trompe rarement et ne laisse pas les conventions aller contre ce qui est dans son intérêt direct. Vivre est le mot d’ordre, on verra le reste après, elle n’est pas du style à flirter avec la mort pour vos beaux yeux. A moins d’avoir fait une promesse. Une foutue promesse handicapante, et croyez moi quand bien même elle en a horreur et évite d’en faire, Flare a un sens de l’honneur irréprochable de ce côté-là. Si elle vous fait une promesse, une promesse sérieuse, elle l’honorera jusqu’au bout, que ce soit en sa faveur ou non.

Assez farouche au premier abord, elle n’est pas du genre à vous faire confiance parce que vous semblez sympathique, et si son sourire restera poli, elle maintiendra une certaine distance. Dans son esprit les humains sont en majorité dangereux, violents et égoïstes, autant dire qu’elle ne part pas avec des a-prioris très flatteurs, il va falloir faire attention. Nerveuse et observatrice, Flare a des réflexes rapides et si votre attitude a un seul aspect suspect, elle ne manquera pas de s’en rendre compte. Mais si la confiance s’installe difficilement, elle n’est pas tendue en permanence. Rieuse, s’obligeant presque à rester optimiste, on voit rarement la Tagüel avec un air morne sur le visage. Solaire, elle a une bonne humeur communicative malgré sa tendance marquée à la méfiance. Elle se dit que bon, ce n’est pas non plus des humains qui vont gâcher sa journée et s’avère assez réconfortante lorsqu’elle en fait l'effort. Il est bien rare que la demoiselle appelle à l’aide, d’une part parce qu’elle est débrouillarde, de l’autre parce que sa fierté est terriblement mal placée. Oui, son orgueil un peu trop développé maintient qu’elle n’a besoin de personne, et certainement pas d’humains.

Blessée, la Tagüel est particulièrement animale, elle prend le moindre mouvement brusque pour une agression, se laisse très difficilement approcher et se surprend même à gronder en guise d’avertissement. J’en profite pour noter que Flare est instable. « Instable »  dans le sens « dangereuse » . Elle a beau faire de son mieux, il semble que son passé aie laissé quelques séquelles, et la brune peut rapidement devenir violente, sans limites entièrement gouvernée par son instinct animal. Vous vous dites peut-être que Flare ne peut pas se transformer, alors pas de souci à se faire, mais à votre place ne me méfierais. Instinct de survie, instinct de conservation, voyez cela comme vous voulez, toujours est-il qu’on ne sait pas où est son seuil de stabilité, mais visiblement pas très loin, et assez fluctuant. Douleur, panique, appréhension, voilà qui risque de faire passer la Tagüel de son côté ‘bête’ au-delà d’un certain point, quant à la calmer.. haha, bonne chance. Parfois elle le fait seule, parfois c’est plus compliqué.

histoire Ils l’avaient appelée Flare, un peu sur un coup de tête, car son regard était aussi vif qu’une flammèche avait plaisanté Idell, son père lorsqu’elle avait posé la question. Une petite flamme, une potentielle lueur d’espoir pour le contexte troublé dans lequel elle était née. Le premier réflexe de sa mère avait été de dire qu’elle serait une fière guerrière, au vu de ses oreilles arrondies et sa longue queue tout en noir et blanc, attributs caractéristiques d’une once ou panthère des neiges. Effectivement, être une guerrière paraissait capital pour l’avenir, les tensions entre Tagüel et humains semblant parties pour gagner en intensité jusqu’à exploser, à l’époque.  Les deux parents avaient beau savoir leur groupe fort et expérimenté, les armes des humains n’avaient hélas rien de négligeable. Bien sûr Flare n’en savait rien, de cette tension ambiante, de cet affrontement tant redouté pendant ses trois premières années de vie. Elle n’a que des souvenirs diffus de ce massacre qu’on lui a expliqué plus tard, la mémoire n’étant pas très précise à trois ans. Il ne lui reste presque rien du carnage, des flashes, des voix qu’elle entend parfois dans des rêves confus.. rien de vraiment significatif. Rien d’assez précis pour ne pas l’inquiéter à l’avenir, pour ne pas créer de peurs irrationnelles et de confusions.

Sa mère s’appelait Iris, superbe panthère des neiges dont elle avait hérité sa transformation animale et sa couleur de cheveux. Disparue dans la bataille, une combattante hors pair qui n’avait visiblement pas fait le poids pour autant. Idell et elle étaient partis ensemble, mais le Tagüel était revenu seul, récupérant Flare qu’il avait laissé sous la surveillance d’un couple d'amis avec un air morne sur le visage. Bien sûr, il avait beau être un Tagüel renard pas réellement prédisposé au combat, il n’avait rien d’un lâche, et courir le risque de mourir ne l’effrayait pas, mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que rester à Ferox n’était pas une option. Flare dépendait entièrement de lui, du haut de ses 3 ans, et la laisser orpheline ou encore risquer de la perdre étaient des possibilités qui le terrifiaient. Idell avait donc mis les voiles pour Ylisse en quête d’une sécurité qu’il ne trouva pas, la contrée n’étant nullement épargnée par la haine mutuelle entre Tagüel et humains. Plusieurs fois il avait eu à se transformer pour dissuader des abrutis quelconques d’attenter à sa vie ou à celle de Flare, autant dire qu’il avait beau vouloir se convaincre que les humains n’étaient pas tous stupides et agressifs, il n’était pas réellement aidé par les circonstances. Le massacre de la Garenne avait eu lieu peu après son arrivé, rien pour le rassurer, et Idell commençait à considérer le problème comme sans fin lorsqu’une aide inattendue l’avait tiré du pétrin. Des elfes, lui qui les pensait disparus, comme tout le monde en réalité. Ils proposaient un échappatoire vers une île mirage inconnue jusqu’ici qu’ils appelaient Elsméra. Un plan foireux au possible selon le Tagüel de nature méfiante, mais c’était bien sa seule option

Flare ne tenait pas en place à leur arrivée à Elsméra, heureuse de se retrouver dans un environnement où son père souriait enfin et n’était pas constamment sur les nerfs, à lui dire de rester silencieuse et de cacher ses oreilles sous une vaste capuche. Ici il n’y avait pas de souci à se faire, et si les autres portaient des regards curieux dans leur direction, ils n’avaient rien de méprisant ou d’agressif. Idell ne tarda pas à trouver du travail sur cette île habitée uniquement d’elfes et de Tagüel réfugiés, gagnant assez correctement sa vie pour leur permettre à tous deux de mener une vie normale. Enfin, aussi normale que possible. Disons qu’il restait passablement amer depuis qu’Iris n’était plus parmi eux, ressassant souvent des cauchemars entêtants qui troublaient son sommeil. Il la voyait partout, et surtout dans Flare. Elle lui ressemblait tellement avec ses cheveux noirs, ses yeux pétillants et ses oreilles d’once, c’était terriblement troublant de la voir grandir en se disant que celle dont lui venaient tous ces traits n’étaient plus de ce monde. Souvent il l’appelait Iris sans s’en rendre compte, et la petite avait vite appris à ne pas sursauter, à ne plus baisser une oreille en signe de confusion pour ne pas retourner le couteau dans la plaie. Le mélange de confusion et de culpabilité qui se formait au fond de ses yeux clairs lorsqu’elle lui faisait remarquer sa méprise était assez douloureux pour que la brune sache qu’elle avait touché une corde sensible.  Une corde qu’elle n’avait pas envie de refaire vibrer.

Plutôt perspicace malgré son jeune âge, la Tagüel n’avait pas mis longtemps à comprendre qu’elle ne reverrait jamais cette mère dont le temps avait effacé le visage. Aussi le roux n’eut pas besoin d’aborder ce détail lorsqu’à 7 ans il lui expliqua la raison pour laquelle ils avaient quitté Regna Ferox, son lieu de naissance. A vrai dire elle n’était même pas triste, l’évènement lui semblant lointain et la présence d’une mère assez.. étrange. La majeure partie de sa mémoire n’incluait pas de mère, alors cette dernière ne pouvait pas réellement lui manquer, bien que sa gorge se serre immanquablement lorsqu’elle entendant Idell l’appeler par le nom de la Tagüel. Avait-il jamais fait son deuil ? Il en donnait l'impression, mais il fallait croire que leur leur ressemblance lui jouait des tours. Son père ne lui avait jamais dit de se méfier des humains, si elle retournait sur le continent, de se tenir à distance de cette espèce fourbe et violente, mais disons qu’avec ce qu’elle avait entendu d’eux et des massacres de Tagüel qu’ils avaient menés, la brune n’avait pas tardé à se faire sa propre opinion à leur sujet. Opinion qui fut renforcée lorsque l’année de ses 12 ans son père décida de lui apprendre à utiliser une bestipierre pour se défendre. La bestipierre d’Iris. L’objet n’était pas encore trop usé et lui permettrait selon le roux un certain nombre de transformations avant de se briser.

La transformation n’était pas une mince affaire, et premiers essais avaient été décevants, la brune ne comprenant pas où puiser l’énergie de se transformer, comment activer ce caillou qui semblait parfaitement hermétique et.. vide. Vide du pouvoir qui lui permettrait de prendre sa forme animale, la forme ‘adaptée’ pour se défendre ou simplement intimider. Pour attaquer aussi, mais Idell préférait qu’elle n’aie jamais à le faire, ce qu’elle comprenait tout à fait. Ce pouvoir était l’héritage des Tagüel, un potentiel qu’il serait dommage de laisser inexploité, une capacité utile en cas de besoin, certainement pas quelque-chose qu’elle devrait utiliser comme une arme. Mais ça n’avait pas vraiment traversé l’esprit de Flare, la demoiselle ayant grandi sur l’île de paix qu’était Elsméra. Cependant il sembla que sa version animale ne fut pas de cet avis. Réminiscences, accès de violence, tout cela explosa à la suite de sa première transformation réussie. Ce devait bien être son dixième essai et la transformation l’avait prise par surprise. Comme à chaque fois, ils avaient choisi un terrain dégagé à l’écart de la ville pour ne pas prendre le risque de blesser ou d’effrayer quelqu’un, et Flare tenait la pierre violacée dans sa main, cherchant à se concentrer sur son changement de forme. Subitement, l’objet avait réagi à sa volonté, comme si c’était tout à fait naturel, comme s'il venait de réaliser que la Tagüel était faire pour l’utiliser, et son corps s’était mis à changer. Ca ne faisait pas mal, c’était simplement une sensation.. étrange, pas désagréable mais plutôt grisante.

*Cependant son bonheur fut de courte durée. Lorsque la demoiselle fut de nouveau en mesure de voir les alentours, elle se tenait à quatre pattes, et une douleur sans nom explosait sans son crâne. Plantant immédiatement ses griffes massives dans le sol, elle baissa la tête, entièrement crispée, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. C’était désagréable, et autour d’elle il lui semblait entendre du bruit. Un vacarme montait, un vacarme d’affrontements sans doute, aussi lorsque ses yeux bleus croisèrent ceux d'Idell, sous forme humaine, elle paniqua. Qui était cet humain qui lui montrait les dents et semblait se vouloir rassurant ? Qu’est-ce qu'il cherchait à prouver ? Il sembla que pour une raison ou une autre, elle ne distingue plus clairement les oreilles animales de son interlocuteur. Le bruit alentour se faisait de plus en plus oppressant et pourtant elle ne voyait aucun des combattants en tournant la tête, ce qui ajoutait à son malaise. Etait-ce un piège ?

Il se rapprochait de plus en plus d'elle, et la brune avait beau se savoir géante, bien plus menaçante que lui, elle se sentait trembler, la fourrure de sa nuque se hérissant progressivement. Son corps était étrange, pas exactement le sien, les alentours étaient étranges, son coeur battait la chamade, tout ce dont elle avait besoin c’était qu’on l’oublie un moment. Le temps de se calmer. Son esprit embrumé ne le reconnaissait pas. Autant le visage ne lui était pas entièrement inconnu, autant il ne représentait pas grand-chose sinon un élément inconnu et potentiellement dangereux, aux yeux de Flare. Le fait qu’il lève une main vers elle fut l’élément déclencheur. Sa raison s’effaça à un poste subalterne de son esprit, laissant place à un instinct de conservation paranoïaque qui la poussa à immédiatement se jeter sur le Tagüel. Enfin, Tagüel. Humain, pour elle il n'était qu'humain. Son corps n'était plus exactement le sien, elle avait beau se dire qu'il ne semblait pas hostile, son comportement lui criait tout le contraire, aussi réagissait-elle en conséquence. Elle visait la conservation. La sienne. Et si ces sons alentours n'étaient pas que des impressions ? Et s'il n'était pas seul ?

Cet air familier dans ses yeux clairs la troublait intérieurement, mais elle n'avait pas hésité à tenter un violent coup de griffes dans sa direction. Peu importe, si c'était la réalité, une ruse, ou un piège, mais s'il en avait après elle il mourrait.  Le reste de la scène reste flou dans son esprit, mais il lui semble que son père l’aie esquivée et n’aie pas perdu de temps pour se transformer à son tour, l’affrontant ainsi à armes égales. Sa forme de panthère était énorme, puissante, mais ses attaques manquaient clairement de précision et de réflexion, un instinct animal seul ne faisait pas le poids. Quelques minutes de combat avaient suffi au renard pour maîtriser Flare, laquelle n’avait pas tardé à perdre connaissance sous le coup de l’épuisement.*

Les non-dits semblaient être une habitude familiale, car si Idell chercha à comprendre ce qui avait pu altérer le comportement de sa fille, ils ne reparlèrent pas des métamorphoses. Comme par un accord tacite, le Tagüel évita d’aborder le sujet pendant la semaine qui suivit, ainsi que la semaine suivante, ce pour quoi la brune lui fut reconnaissante. Elle n’était pas prête à recommencer, son propre comportement de bête féroce l’ayant profondément perturbée. Et si elle était plus violente la prochaine fois, et si elle blessait sérieusement son père ? Les rêves confus qu’elle fit à la suite de l’évènement ne firent qu’ajouter à son angoisse. Difficile de savoir si elle pouvait les identifier comme des souvenirs ou de simples produits de son imagination terrifiée, mais ils n’en étaient pas moins violents. Une sorte d'affrontement, et inconsciemment elle le considérait comme celui qui avait vu disparaître Iris. Souvent elle se réveillait en nage, le souffle court, terrifiée, avec la désagréable impression d’avoir les mains tachées d’écarlate. Il fallait dire que ses rêves étaient riches en détails assez peu ragoûtants, mais bien sûr elle n’en toucha pas un mot à Idell, peu désireuse de l’obliger à ressasser un passé qu’il préférerait sans doute laisser où il était.

* A vrai dire elle-même préférerait également le laisser où il était, seulement ces rêves se faisaient envahissants. Elle qui pensait que le temps les effacerait, que ce n’était que passager et dû à sa première transformation, elle avait tort sur toute la ligne. Bien sûr ce n’était pas chaque nuit, ce n’était pas une panique constante, et fort heureusement ça ne s’invitait pas dans son temps éveillé, mais leurs quelques apparitions suffisaient largement à mettre Flare mal à l’aise. C'était à chaque fois cette panique, cette peur intense, cette sensation d'être au milieu de quelque-chose de quelque-chose qui la dépassait et l'engloutirait si elle ne bougeait pas. Comme si elle pouvait bouger. Elle était clouée sur place, figée, l'adrénaline n'y faisait rien, et ses réveils étaient bien trop tardifs à son goût. Elle en voyait trop. A la limite elle préférerait ne pas dormir. Bien sûr elle faisait sa chochotte, ce n'étaient que des cauchemars, mais trop réalistes pour être ignorés. *

Cependant elle s’appliquait à ne pas y penser, et si durant les deux années qui suivirent elle ne re-tenta pas de transformations, la brune ne resta pas sans rien faire pour autant. Trop curieuse pour tenir en place, elle passait le plus clair de son temps dehors, à visiter la ville, jouer des tours pas toujours méchants aux passants, ou essayer de ne passe perdre en forêt. C’est pendant l’une de ses sorties qu’elle fit la rencontre de Nikita. Enfin, plus précisément, que Nikita manqua de la tuer, plus exactement. Oui, ce garçon a un don pour soigner ses entrées. Flare avait 15 ans  à l’époque, et était allée faire un tour du côté de la forêt d’Elsméra. L’ayant déjà parcourue un certain nombre de fois, elle ne craignait pas de se perdre et profitait plutôt de la douceur du temps. En ce moment le printemps se préparait à tirer vers l’été, et Idell lui souhaiterait bientôt son vrai-faux anniversaire, comme chaque 22 Mai. Ils s’étaient choisi une date ‘conventionnelle' pour qu’elle aie sa fête tout de même, mais la vraie date avait été oubliée, laissée à Ferox avec pas mal de souvenirs. La brune marchait donc tranquillement lorsque de lourds pas s’étaient faits entendre à la droite du chemin qu’elle suivait. A peine tournait-elle la tête dans cette direction qu’une douleur éclatait dans son épaule et elle se retrouvait projetée quelques mètres plus loin, roulant dans la poussière.

«  Oh bordel de merde ! »

S’exclama la Tagüel sans retenue aucune, ayant la nette impression que quelque-chose dans son épaule était fracturé. Qu’est-ce qui l’avait frappé ? Elle s’était sentie déplacée par une force immense, rien à voir avec les animaux qu’elle croisait habituellement dans ces bois, ça ne lui plaisait pas du tout. Mais à peine ouvrait-elle les yeux en repoussant le sol de son bras valide que son regard se figeait. Elle aurait sans doute lâché un autre juron si sa voix ne s’était pas étranglée dans sa gorge. Un cerf majestueux et beaucoup plus grand que la moyenne la surplombait de son ombre, ses yeux brillaient d’une leur rose surnaturelle et il paraissait furieux. L’animal avait le souffle lourd et piétinait le sol de ses sabots immenses, il semblait pointer ses bois en avant pour impressionner Flare. Oh qu’il ne se fasse pas de souci: elle était TRÈS impressionnée, nul besoin d’en faire autant. Il devait l’avoir heurtée en pleine course pour l’envoyer aussi loin.. un frisson désagréable courut le long de sa colonne vertébrale lorsque la demoiselle croisa son regard. Ca ne lui disait rien de bon. Progressivement, le sentiment de danger s’insinua en elle, oppressant, si bien que dans sa panique elle ne pensa qu’à une chose: se défendre. L’adrénaline parcourut son corps et sans même y penser elle activa sa bestipierre qui avait été agencée dans un pendentif autour de son cou par Idell. Le roux tenait à ce que sa fille l’aie toujours sur elle, et pour le coup cette dernière ne pouvait que le féliciter de cette initiative. Pas besoin d’y penser, de se concentrer, son corps changea de lui-même et l’instant d’après elle se tenait en position défensive, un grondement d’avertissement montant dans sa gorge, les yeux fixés sur le cervidé. S’il pensait vraiment qu’une proie allait la faire reculer, il se fourrait le bois dans l’oeil.

Ne craignant pas un instant de perdre l’esprit comme la dernière fois, la panthère se mit à contourner son opposant pour ne pas risquer d’être embrochée par ses bois. Certes, quelque-chose semblait trembloter, grogner au fond d'elle, et une vague sensation de déconnexion, de désinhibition commençait à monter, mais la brune s'appliquait à la refouler. Elle n’avait jusque là pas prêté grande attention aux yeux de l’animal, mais maintenant qu’elle les fixait, il devenait évident qu’il ne s’agissait pas d’un animal anormalement grand. Un Tagüel, voilà ce que c’était. Alors qu’est-ce qui lui avait pris, à ce grand cinglé ? Il courait sans regarder et mettait la faute sur les passants qu’il bousculait ? Il avait renversé la mauvaise personne lambda, dommage pour lui. Elle eut un nouveau grondement qui fut sans doute une menace suffisante car peu après, son corps  se remit à changer, se rétractant vers sa forme humaine. Ouais, il avait plutôt intérêt. C’était la première fois qu’elle reprenait sa forme animale depuis environs deux ans, elle n’avait pas beaucoup d’expérience avec ce corps, mais ça ne l’empêchait pas de disposer de griffes et de crocs efficaces. Enfin, il devait avoir compris que l’agacer n’était pas une option, à en juger par son air pas terriblement à l’aise sous forme humaine. Il fallut quelques secondes à Flare pour trouver le moyen de ‘réduire’ son corps à nouveau. De nouveau sous forme humaine, elle faillit tomber en se retrouvant sur seulement deux appuis mais se refusa à perdre la face devant un abruti qui lui avait potentiellement cassé le bras. Fierté mal placé quand tu nous riens. Elle fixa sur lui un regard un peu méfiant, maintenant néanmoins une main plaquée sur son épaule douloureuse.

«  Désolé, désolé, me mord pas sweetie ~ Comment va ton épaule ? »

Fit immédiatement son interlocuteur qui avait une paire de bois dépassant de ses cheveux châtains. Il devait avoir le même âge que la demoiselle, mais cette dernière eut un mouvement de recul. Elle n’était pas très encline à laisser ce type l’approcher, étant restée sur sa première impression qui criait ‘fou dangereux’. Esquissant un sourire désolé, le jeune homme ne cessa pas pour autant d’approcher, peu impressionné par ses oreilles d’once qui s’étaient couchées en arrière sous la méfiance.

«  Oh, ça va, c’est pas comme si j’allais te manger. Toi, en revanche.. comment tu t’appelles ? »

Continua le brun en lui tendant la main, probablement pour qu’elle lui montre son épaule. Passées quelques secondes d’hésitation, Flare finit par s’approcher de quelques pas, ses yeux sombres fixés sur ceux de son interlocuteur. Un bleu était en formation sur son épaule, et le choc avec les sabots avait d’ailleurs un peu ouvert la peau, rien de très rassurant en somme. S’il lui arracha quelques grimaces en auscultant la blessure, il fit preuve d’une délicatesse inattendue, comme s’il avait l’habitude. Parfaitement immobile, elle observait ses moindres faits et gestes avec une méfiance constante mais ne tarda pas à se détendre en constatant qu’il savait ce qu’il faisait.

«  Flare, et toi ?
- Nikita. Et évite de dire que c’est un nom de fille si tu veux éviter que j’appuie sur ton joli bleu.
- Toi, tu veux vraiment que je te mange en fait. »

Nikita avait effectivement son âge, originaire d’Ylisse, il avait quitté le continent à la même période qu’elle, peut-être le même jour et avait grandi à Elsméra avec ses deux parents en pleine forme. Ils avaient évité les combats au maximum, étant avant tout soigneurs, ce qui expliquait sans doute que le brun s’en soit si bien sorti avec la blessure qu’il lui avait faite. Ils rentrèrent ensemble expliquer à Idell comment sa fille s’était démerdée pour avoir un tel bleu, et si Tagüel pensa que c’était la dernière fois qu’elle le voyait, elle s’était mis le doigt dans l’oeil. A plusieurs reprises elle le vit de loin, en ville, à faire des courses ou simplement déambuler comme elle avait pour habitude de le faire. En forêt il lui sembla plusieurs fois apercevoir un cervidé imposant, mais toujours à bonne distance. Trop bonne distance pour en avoir le coeur net. Solveig, son voisin d’en face -et accessoirement l’elfe avec lequel elle jouait souvent des tours aux passants- disait qu’il la stalkait et qu’elle ferait mieux de se méfier, pour la taquiner. Ce à quoi elle répondait « tout comme tu stalke Tess » avec un sourire en coin sur le visage, faisait référence à une elfe qu’ils connaissaient depuis un moment et qui semblait rendre son ami particulièrement nerveux. Elle pariait sur le fait qu’il aie un crush sur elle, même si son déni constant ne lui facilitait pas la tâche.

Avec le temps elle cessa de remarquer la présence de Nikita, presque en même temps que l’elfe cessait de la taquiner à son sujet, considérant qu’après tout c’était sans doute normal. Elsméra n’était pas une île immense, c’était normal qu’elle l’aperçoive à l’occasion. Elle devait bien avoir 17 ans lorsque Solveig proposa à leur groupe d’amis composé de Tess, sa soeur Cleo et un autre elfe du nom d’Angelo si ça ne leur plairait pas de quitter l’île un de ces jours. Parce que bon, c’était bien sympathique mais on en avait vite fait le tour, et le monde était trop vaste pour rester bloqués ici toute leur vie. Alors certes à leur âge ce n’était pas terriblement prudent, mais la brune devait bien reconnaitre que ça lui avait traversé l’esprit plus d’une fois. Elle était curieuse, impatiente, et si son père fatiguait et ne comptait jamais retourner à Ferox, elle avait de l’énergie à revendre. La demoiselle voulait voir cette terre qu’elle avait quitté longtemps auparavant pour assurer sa sécurité, cette terre qui l’avait vue naître et qu’elle n’avait jamais connue. Quand bien même l’endroit n’aurait rien à lui apporter, ne contiendrait aucun souvenir autre que ceux qui se formaient dans son esprit effrayé les soirs où Morphée lui offrait des rêves cruels, ce n’était pas ce qui lui faisait peur. Ce n’étaient que des chimères après tout.

Chimères qui s’étaient pourtant assez obstinées par la suite pour accélérer la dégradation de sa relation avec Idell. Récemment elle s’était montrée de plus en plus distante et on ne pouvait pas dire que le climat familial soit au mieux, mais l’année de ses 18 ans, tout était sérieusement parti de travers. Elle s’était avisée d’être une peste indélicate et blessante avec son père, un matin où le réveil avait été rude pour cause de cauchemars et qu’il avait fait l’erreur de l’appeler Iris. Iris, il n’y avait donc qu’elle qui compte à ses yeux ? Mais elle était morte, enfin, morte et enterrée depuis des années maintenant, quand cesserait-il de faire erreur sur sa propre fille ? L’avait-il un jour vue comme une personne à part entière et non un fantôme de sa femme disparue, au moins ? Flare avait explosé, Flare n’était plus une flammèche mais un incendie, elle lui avait craché son venin au visage sans une once de retenue, et il n’avait pas manqué de réagir. En même temps la brune ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, retourner le couteau dans la plaie encore et encore n’était pas un choix très judicieux, mais sur le coup l’avoir blessé était le cadet de ses soucis. Iris. Mais quand arrêterait-il avec Iris ? Est-ce qu’un jour elle commencerait à exister pour de bon ? Il n’avait même pas su quoi répondre de précis à toute cette amertume que la Tagüel avait jusque là cachée. Le ton était monté, pas mal d’objets avaient volé; et sur des mots volontairement cruels, Flare avait quitté la maison. A peine mettait elle le pied dehors que sa bestipierre s’activait, et elle s’était fait la réflexion que cet objet à la con ne fonctionnait que dans son instabilité. Ca ne l’avait pas empêchée de filer sans demander son reste, prenant la direction de la forêt presque par réflexe.

Elle avait été tranquille toute la soirée dormir sous sa forme animale ne l’ayant pas le moins dérangée du monde, mais ça aurait été trop simple si ça pouvait durer. A son réveil une ombre était penchée sur elle, et si au départ la panthère eut un grondement d’avertissement à l’encontre de l’intrus, il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu’il n’y avait aucun danger. Même à contre-jour, difficile de ne pas reconnaitre le grand cerf de la dernière fois. Sans mot dire, la féline s’était étirée et remise debout, ne quittant pas le Tagüel des yeux. Elle s’attendait à ce qu’il parle, quelque-chose lui disait qu’il savait très bien pourquoi elle avait dormi dehors, pourquoi elle était toujours sous sa forme animale, et encore pas mal de choses. Mais il ne lui demanda rien, il ne fit aucun commentaire, et le silence s’installa sans être pesant, si bien que la demoiselle renonça à savoir ce qu’il faisait ici, ce qu’il lui voulait. C’était sans doute superflu, de toutes façons elle n’avait pas envie de parler. Hochant la tête  lentement comme pour l’autoriser à rester, Flare lui tourna le dos et s’allongea à nouveau sur le flanc, les yeux clos. Elle pouvait bien paresser encore un peu, ce n’était pas comme si elle était pressée de partir de toutes façons. Idell devait encore être dans une colère noire, et sa propre amertume peinait à disparaître, autant dire qu’elle serait largement mieux ici. Quelques instants passèrent avant qu’elle n’entende des pas se rapprocher. Des pas légers et hésitants qui lui firent comprendre que Nikita avait repris forme humaine et.. se rapprochait ? La brune aurait parié qu’il repartirait. Pour autant elle le laissa faire, sursautant à peine en sentant qu’il s’appuyait contre son flanc, assis dans l’herbe. La Tagüel somnola une heure avant de partir, toujours sous sa forme animale, le laissant endormi.

Leur manège dura bien une semaine, le temps qu’elle se décide à rentrer. Ca se passait toujours de la même façon à vrai dire. Pour une raison obscure, le brun trouvait toujours un moyen de savoir où elle se trouvait, peut-être se servait-il de son odorat particulièrement développé sous forme animale, car il arrivait toujours sous sa forme de cerf. Ils ne discutaient pas, ou peu, sans doute car aucun des deux ne trouvait ça nécessaire. En général la conversation était inexistante, l’un ou l’autre racontait quelque-chose sans attendre de réponse, et sans en obtenir. Ils ne s’étaient jamais retrouvés sous forme humaine en même temps l’un ou l’autre restait toujours transformé pour une raison qu’elle ignorait, dans le fond. Peut-être pour garder une certaine distance ? Parce qu’au fond ils étaient tous deux de vrais poltrons qui avaient peur de faire une bourde, qui avaient peur de dire un mot de travers s’ils parlaient, ou d’être trop maladroits en étant tous deux ‘humains’, allez savoir. Flare aimait beaucoup sa compagnie à vrai dire, les silences lui laissaient le temps de penser à ce qu’elle pourrait bien dire à Idell en rentrant. Plusieurs fois il l’avait portée sur son dos, transformé en cerf, parcourant les bois à une vitesse folle. A chaque fois elle avait craint de heurter un arbre, mais il était trop vif pour cela. Un matin il lui avait proposé de se battre, sous forme animale, pour qu’elle maîtrise ce corps immense qui semblait parfois l’embarrasser. Elle n’avait pas répondu, déjà transformée, se contentant de baisser les oreilles en attendant qu’il fasse quelque-chose. Finalement la semaine était passée, sa colère retombée, laissant place à du remords. Franchement, à 18 ans, elle n’avait pas pu s’empêcher d’agir comme une sale gosse impulsive et égoïste ? Non, c’était trop demander ? Mais son père ne lui en avait pas tenu rigueur, peut-être qu’il culpabilisait aussi d’avoir tant fait erreur sur son prénom, de n’avoir pas fait d’efforts pour cesser de voir Iris dans chacun de ses mouvements. Là encore les non-dits semblaient être de famille, parce que le jour de son retour, ils n’avaient quasiment pas parlé.

«  Bonjour papa. Désolée, je suis stupide.
- Bonjour Flare. J'ai connu plus stupide.
- Je monte. »

Et la brune avait réintégré sa chambre. Aussi simplement que cela. Même Solveig n’y avait pas cru, lorsqu’elle le lui avait raconté le lendemain.  Il gesticulait en lui expliquant l’incroyable savon qu’il se serait pris de la part de sa mère, puis de son père, et tous les desserts dont il aurait été rivé par la suite. Peut-être qu’il était un peu dramatique mais ça eut le mérite de faire rire son amie qui se moquait à moitié en faisant mine de le plaindre.

Le temps passa comme si de rien n’était, elle grandissait et ses envies de voir du pays aussi, quand bien même elle savait que tout le monde n’était pas aussi pacifique et réfléchi que sur Elsméra, ça ne lui faisait as peur. Ca ne freinait pas ses ambitions, dira-t on. Elle en avait touché un mot à Idell, ce qui ne l’avait pas vraiment rassuré bien qu’il n’aie pas exprimée refus strict. Solveig aussi était de plus en plus partant, mais connaissant le sens de l’organisation de l’elfe, la brune s’imaginait leur voyage assez chaotique, s’ils l’entreprenaient. A tous les coups, une fois sur le continent il voudrait revenir parce qu’il avait oublié un truc, une raison stupide dans le genre. Elle l’imaginait bien, l'air dégoûté, sur la rive à regarder au loin en espérant voir Elsméra et à se plaindre que tel objet lui manquerait terriblement, comment avait-il fait pour l’oublier ? C’était risible. Cleo, Tess et Angelo étaient déjà moins enthousiastes, certainement car leurs parents leur avaient toujours dit de ne jamais quitter Elsméra. Ils avaient déjà un emploi stable sur l’île, contrairement à la Tagüel qui faisait des petits boulots quand elle en trouvait mais se reposait majoritairement sur Idell  pour vivre. Elle habitait toujours avec lui, et en un sens ce n’était pas si mal: elle n’osait pas imaginer ce qui pourrait arriver en laissant son père seul avec des chimères .. Certes quitter l'île impliquerait cela également, mais ce n’était pas tout à fait la même problématique: tant qu’il y avait moyen qu’elle reste, la demoiselle comptait bien le faire, mais ce n’était pas son père qui la stopperait si elle voulait voler de ses propres ailes. Même si ça impliquait voler loin de lui.

Et c’est ce qu’elle fit, l’année de ses 20 ans, armée de courage et de sa bestipierre. Bien sûr elle avait également de l’argent, des objets utiles, et les encouragements de son père et ses amis avec elle. Ils espéraient que tout aille bien, disaient-ils, qu’elle leur revienne en un seul morceau. Et la brune n’avait aucun doute là-dessus. Elle avait aussi fait ses adieux à Nikita peu avant de partir. Des adieux silencieux, car aucun d’entre eux ne semblait décidé à parler. Ils s’étaient  retrouvés à la petite clairière où pleuvaient souvent des rayons d’or, celle dans laquelle Flare aimait beaucoup paresser sous sa forme féline. A vrai dire il l’avait faite sursauter. Il était sous forme humaine, elle aussi, ce qui rendait la situation un peu inhabituelle pour eux, mais elle ne le lui avait pas fait remarquer. En quoi serait-ce pertinent de toutes façons ? La Tagüel l’avait simplement enlacé, parce qu’il était au courant qu’elle partait, et qu’elle détestait l’idée de ne plus pouvoir venir ici glander un peu en sa compagnie à ne rien dire, à juste.. se reposer l’esprit et apprécier de le faire en sa compagnie. Il n’était pas venu lui dire au-revoir sur l’embarcadère, mais c’était entendu. C’était sûr. Au moins ne partait-elle pas seule. Solveig l’accompagnait en effet, surexcité, et elle riait à l’idée qu’il hurle d’effroi au milieu du voyage, lâchant quelque-chose d’absurde comme «  j’ai oublié ma brosse à dents ! »

Mais il semblait que la fortune aie d’autres plans pour eux, en effet à peine une journée avant leur arrivée la mer s’était faite violente, venteuse, tempétueuses, et les craintes du commandant de voir le navire trop pris dans la tempête pour continuer se confirmèrent. Les vagues s’écrasaient violemment sur le pont, ballottaient le bateau comme une vulgaire coquille de noix prise dans des rapides. La brune se cramponnait tant bien que mal à son ami qui tenait mal sur ses jambes à cause de son mal de mer qui avait commencé au moment où le navire s’était mis à tanguer trop dangereusement. Elle était terrifiée, le ciel était noir d’encre, et elle se surprenait à penser qu'Idell lui en voudrait pour ça. Pour l’avoir laissé et avoir rejoint les esprits sans prévenir comme sa mère avant-elle. La demoiselle se mordait amèrement la gencive pour ne pas éclater en sanglots lorsqu’une vague particulièrement violente projeta le bateau contre des rochers. Probablement n’étaient-ils pas loin de la rive, mais il était sans doute trop tard pour l’embarcation. Trop tard pour elle également ?

C’est ce qu’elle s’était dit, paniquée, en se sentant éjectée du bateau par le choc. Heureusement qu’elle n’était pas à l’avant, le choc aurait été d’autant plus rude, mais elle ne s’était pas sentie sauvée pour autant: elle ne savait pas nager. Ces vagues la terrifiaient pour ainsi dire. La brune se rappelle d’avoir agité désespérément agité les bras afin de rester à la surface, d’avoir tenté malgré son épuisement de gagner une rive, mais ses souvenirs s’embrouillent à partir du moment où elle a touché l’eau. Je vous laisse donc imaginer sa surprise et sa confusion lorsqu’elle s’est réveillée sur une plage inconnue, avec du sable dans la bouche et de l’eau dans les chaussures. Le reste de ses vêtements était encore humide, mais avec le soleil tapant ça n’avait rien de surprenant. Ce qui la surprenait le plus, c’était d’être en vie.. enfin, elle pensait l’être du moins. Mais en tentant de se lever elle en fut certaine: ça faisait trop mal pour qu’elle ne soit pas vivante. La Tagüel lâcha un râle agacé, crachant au passage le sable dans sa bouche et se redressant en position assise malgré les protestations de chaque muscle de son corps. Elle avait mal partout et ne savait fichtre pas où elle pouvait bien être, sans parler de ses bagages qui n’étaient plus. Impossible de dire qu’elle avait vu pire: c’était bien la première fois que Flare était dans une situation aussi désespérante. Elle aurait bien pleuré un bon coup si ça ne lui avait pas paru aussi ridicule.. et si elle n’avait pas vu des silhouettes approcher, aussi. Respirant rapidement, elle commença à paniquer, touchant par réflexe la bestipierre accrochée à son cou qui, fort heureusement, n’était pas tombée lors du naufrage. C’était bien sa seule arme, à vrai dire, et elle n’avait pas imaginé devoir s’en servir aussi tôt. Elle ne savait pas où était Solveig ni où pouvaient bien être les autres passagers tout court d’ailleurs, et progressivement la panique montait. L’approchée de ces inconnus n’arrangeait rien; la demoiselle aurait fui à toutes jambes si ces dernières n’étaient pas en coton, la réduisant à l’immobilité.

«  C’est bien c’que j’pensais, y’a une gamine sur la plage. Toi alors, t’es vraiment myope comme une taupe ! »

Fit une voix de femme visiblement agacée, s’adressant à la personne qui l’accompagnait. Rien d’hostile en somme, mais Flare était épuisée, elle avait mal, en particulier à une épaule, autant dire qu’elle réfléchissait comme un animal blessé. Il y avait des gens, peu importe ce qu’ils disaient, peu importe ce dont ils avaient l’air, c’était des gens, alors c’était forcément un danger. Des humains pour ne rien arranger. Inconsciemment elle plaçait encore moins de confiance en eux sachant cela. Plus le duo approchait, plus son coeur battait la chamade, elle était certaine qu’ils l’avaient repérée, mais que voulaient-ils exactement ? La Tagüel était de plus en plus crispée, mais je vous laisse imaginer son air éberlué lorsque la femme se contenta de lui tendre la main une fois à sa hauteur, la faisant sursauter par la même occasion. Quoi.. donc ? La personne qui l’accompagnait portait un regard curieux sur elle, et quelques instants Flare se dit qu’elle devait avoir fière allure avant de reporter son attention sur la femme. Que diable voulait-elle dire par.. Mais passée son incompréhension la demoiselle comprit aisément que la peur la rendait stupide et ne tarda pas à prendre la main qu’on lui tendait pour se redresser, quoi qu’un peu chancelante.

«  Ben alors loupiote, tu t’es perdue dis moi ? »

Demanda-t elle un large sourire sur son visage au teint halé par le soleil, et inconsciemment Flare eut un mouvement de recul. Son fond de méfiance ne s’endormait pas aussi facilement, et elle lâcha la main de son interlocutrice malgré son équilibre incertain, affichant un air embarrassé.

«  Euh.. ben.. désolée, où suis-je ? Je crois que j’étais en bateau et.. et il y a eu une tempête et.. je crois qu’il a fait naufrage, si je suis.. là. »

Expliqua rapidement la brune, confuse au possible et ne sachant trop si ce qu’elle disait avait la moindre cohérence ou était un tant soit peu crédible. La femme lui expliqua rapidement qu’elle était dans un pays du nom d’Ylisse, et ce nom fit écho dans l’esprit de son interlocutrice. C’était à partir d’ici que son père avait rejoins Elsméra par le passé, si elle se souvenait bien. Comme quoi elle était bel et bien à destination, finalement. Ca faisait au moins une bonne nouvelle. Après, des questions beaucoup plus inquiétantes restaient en suspens: où était le bateau? Y avait-il d’autres survivants ? Solveig en faisait-il partie ? Comment pourrait-elle vivre ici maintenant qu’elle avait perdu ses affaires ? La Tagüel était si absorbée dans ses pensée qu’elle ne prêta presque pas attention à ce que disait son interlocutrice par la suite. Elle se présentait comme Hélène, et l’homme qui l’accompagnait était Ronan, son frère. Bien, c’était toujours.. bon à savoir, dira-t on. Retournant la politesse avec un sourire maladroit, la demoiselle prit la parole à son tour.

«  Oh, enchantée, je suis Iris. Vous.. sou avez une idée d’un endroit où je puisse me reposer pas loin ? La plage n’est pas.. terriblement confortable.. »

Elle avait menti sans même y penser un instant. A quoi ça pourrait bien lui servir ? Allez savoir, peut-être que se dire qu’ils ne savaient vraiment rien d’elle avait un effet sécurisant. La brune n’était toujours pas en confiance, et si Hélène lui indiqua amicalement qu’il y avait un village pas loin et qu’elle pouvait bien « rester dans sa piaule » le temps de se remettre, impossible de la considérer comme ne pouvant lui être hostile. Pourtant touchée par la proposition, la Tagüel accepta avec enthousiasme, sachant pertinemment que malgré son léger malaise, elle avait besoin d’un endroit passablement sûr pour se reposer. Son épaule lui faisait toujours mal et elle craignait d’y découvrir un énorme bleu voire une éraflure lorsqu’elle enlèverait son haut..

A vrai dire Hélène était très sympathique, elle avait un fils adorable et un mari pêcheur qui partait toujours tôt et rentrait toujours tard mais ne semblait pas gêné par la présence de Flare. Elle dormait dans un lit aménagé à terre dans un coin de la pièce à vivre et les avait entendus parler d’elle à table après le repas, un soir où ils la pensaient déjà endormie. Bien sûr ils comptaient bien continuer de lui offrir leur hospitalité, mais il y avait tout de même quelque-chose de bizarre: d’où venait-elle ? Ne connaissait-elle personne sur l’île ? Pourquoi avait-elle entrepris ce voyage seule ? N’était-elle vraiment pas hostile ? La brune s’était retournée sous son épaisse couverture de laine grattant un peu. N’était-elle pas hostile, hein ? Mais qu’est-ce qu’elle en savait ? Ses rêves avaient été vides les premiers jours, sans doute le coup de l’épuisement, mais au bout d’une semaine de nouvelles images s’invitèrent. De nouveaux cris, de nouvelles impressions persistantes d’être couverte d’un liquide poisseux, et des rugissements qui résonnaient encore à ses oreilles lorsqu’elle se réveillait en nage. Voilà qui ne manqua pas de l’inquiéter. Elle avait peur à nouveau, que ça la mette à crans, que ça la fasse déraper sans prévenir, ça ne lui était arrivé que sous sa forme animale mais la brune avait tendance à croire qu’elle n’était à l’abri de rien avec ces conneries. Peut-être qu’elle ferait mieux de partir en définitive, ça serait plus safe, elle n’avait pas envie que sa stabilité un peu vacillante aie des conséquences sur Hélène ou sa famille.

Bien sûr elle ne prit pas cette décision de but en blanc, mais disons que ça tournait dans son esprit de façon persistante, elle se demandait bien comment expliquer son départ, comment elle se démerderait, où elle partirait exactement. Disons que le projet n’était pas formé sérieusement, mais elle cherchait à l’étoffer au cours de sa journée, pendant qu’elle s’occupait à faire les courses pour Hélène ou l’aider dans les tâches ménagères en échange de son hospitalité. La femme qui l’avait accueillie était seule chez elle en journée, à vrai dire, son fils Felix étant à l’école et son mari à la pêche ou vendant ce qu’il avait pu pêcher dans la journée. Il n’y avait donc qu’elles lorsqu’au milieu de sa seconde semaine en Ylisse, la brune décida qu’elle ferait mieux de se dépêcher de quitter le village. Oh bien sûr ce n’était qu’un accident, un geste innocent, mais ça lui avait largement suffi. Elles étaient toutes deux derrière la petite maison, rangeant le linge qui avait fini par sécher, et Flare décrochait un haut quand Hélène s’était approchée d’elle, posant une question qui lui avait sans doute trotté dans la tête depuis leur rencontre: d’où venait ce joli collier ? Qu’est-ce que c’était exactement ? Non, parce qu’elle n’en avait jamais vu de tel et la brune y semblait très attachée: elle ne le quittait jamais. Dans un mouvement pas le moins agressif du monde, elle approcha sa main du pendentif pour l’examiner, mais la Tagüel l’interpréta tout à fait autrement.

Hélène étant dans le coin de son champ de vision, elle ne remarqua qu’une chose: une main s’approchait de son cou, et ça ne lui plaisait pas. C’était dangereux. Immédiatement elle eut un violent mouvement de recul, fronçant les sourcils et lâchant un semblant de feulement en montrant les dents. Oui, parce qu’elle avait beau ne plus porter d’oreilles ou de queue d’once sous sa forme humaine, elle avait gardé des canines très pointues, quelques tâches dans le dos et la capacité de feuler et grogner. Ses yeux s’étaient emplis d’une tension qu’Hélène ne lui connaissait pas, si bien qu’elle prit peur, éloignant immédiatement sa main. Inconsciemment Flare considéra qu’elle cherchait une arme et lâcha un grondement d’avertissement sans lâcher la femme du regard, reculant comme pour s’apprêter à charger, ce qui dénoua immédiatement le noeud qu’avait Hélène dans la gorge. Elle ne comprenait pas ce qui arrivait à la naufragée, mais une chose était certaine: son esprit n’était plus le même, il fallait la ramener.

«  Iris ! Iris qu’est-ce qui te prend ? »

Tenta-t elle, un tremblement dans la voix. Elle avait peur. La Tagüel se surprit à penser que ça se sentait, que l’odeur de sa peur était évidente, partout autour d’elle. C’est sans doute ce constat qui la réveilla un peu. Hélène avait peur d’elle. Hélène qui lui avait inconditionnellement offert l’hospitalité. Hélène à qui elle devait tant avait maintenant.. peur ? Quelque-chose clochait. Quelques secondes elle se demanda quel genre des sombre connard faisait peur à la blonde avant de se souvenir que c’était elle. C’était elle qui montrait les dents, qui grondait comme un animal. Alors tout retomba aussi vite que c’était venu. Ses yeux se vidèrent de cet air animal, elle regarda son interlocutrice dans les yeux, cessant de crisper les épaules pour rien, affichant plutôt un sourire d’excuses.

«  Je.. je pense que je te dois des explications. »

Comme elle s’y attendait, Flare dût laisser passer quelques longues minutes pour qu’Hélène assimile entièrement l’information. Elle avait eu sous son toit une Tagüel, créature dont l’existence relevait à ce jour de la légende et décrite comme dangereuse en règle générale. La petite brune à l’aspect fragile qui se tenait devant elle n’avait pas une transformation stable et pourrait tout à fait devenir une panthère géante prête à faire d’elle son repas si elle se sentait en danger.  Autant dire que ça lui fit un choc. Mais on pouvait s’y attendre, et on ne pouvait pas lui en vouloir: à qui cela n’aurait-il pas fait un choc ? Flare s’empressa de lui dire qu’elle voulait partir, qu’elle la remerciait pour son hospitalité et que maintenant elle paraitrait avant d’être transformée en peau de bête décorative. Parce que honnêtement c’est ce qu’elle craignait: une réaction violente, des déchirements, de la haine, après tout on avait tendance à considérer les Tagüel comme des bêtes. Au fond elle ne lui en voulait pas: ses propres réactions l’effrayaient à l’occasion, garder quelqu’un d’aussi instable et potentiellement dangereux de façon arbitraire semblait un très mauvais calcul. Pourtant Hélène se montra bien plus conciliante que ce que s’était imaginé son interlocutrice. Elle lui promit de rester silencieuse et lui proposa de rester encore un peu, le temps de rassembler de quoi voyager correctement, car quand bien même elle pouvait devenir une once géante, sa bestipierre usée ne semblait plus avoir beaucoup d’utilisations en réserve.

Elles convinrent que la brune resterait encore sous ce toit une semaine avant de faire ses adieux. L’avant-dernier jour la demoiselle ne tenait pas en place, à la fois terrifiée et excitée à l’idée d’aller parcourir les routes seule. Peut-être retrouverait-elle Solveig, visiblement son corps n’avait pas été retrouvé parmi ceux des personnes noyées dans l’accident du bateau qui les transportait. Alors elle s’imaginait qu’il avait tout à fait pu s’en sortir. Ce n’était pas tant un fragile que cela, non plus. Le jour de son départ passa comme une flèche, entre ce qu’elle avait à rassembler, ce qu’elle ne cessait d’oublier, et les au-revoir, et les embrassades, et le grand sourire un peu triste d’Hélène, Flare avait cru tomber en morceaux plusieurs fois d’affilée. Merde, elle qui pensait être moins guimauve que cela..

Ca fait maintenant trois ans qu’elle parcourt les environs, effectivement sa bestipierre a fini par se briser, effectivement ça n’a pas été simple et elle s’est profondément haïe pour avoir quitté Elsméra à plusieurs reprises, mais en définitive elle n’est pas à plaindre. Elle n’a pas retrouvé Solveig, elle n’a envoyé de nouvelles à personne, il lui reste encore tant de choses à faire, ce n’est pas le moment de se décourager.  Ayant fait un tour rapide d’Ylisse la première année, la brune a bien tenté d’aller voir du côté de Regna Farox, son royaume natal, histoire de savoir de quoi il en retourne, mais il semble que les voyageurs ne soient pas les bienvenus. Ou peut-être semble-t elle simplement un peu louche. Pourtant elle n’a plus d’oreilles d’once ou quoi que ce soit. Elle n’a même plus la capacité de se transformer en once à vrai dire, et ça lui liasse un goût amer sur la langue. Coincée dans un corps humain à moins de retrouver une bestipierre. C’est bien sa veine. Il ne lui reste que le petit poignard donné par Hélène à son départ, ‘au cas où’ avait insisté l’humaine avec une telle inquiétude dans ses yeux clairs que la Tagüel n’avait pu qu’accepter. Si ça pouvait la rassurer, elle le prendrait, son canif. Maintenant c’est sa seule arme, quelle ironie. Etablie à Astria depuis 6 mois déjà, Flare travaille comme serveuse dans un bar random, parce qu’il faut bien gagner sa vie, quand bien même ce n’est pas terriblement bien payé. Au moins c’est payé, elle ne va pas se plaindre non plus.




derrière l'écran Well enchantée, vous pouvez m'appeler Wonder ou Mischief, à votre guise, ce sont mes deux pseudos les plus courants ;D J'ai 17 ans et je Rp depuis.. je sais pas, 6 longues années mine de rien, vous n'auriez pas aimé voir mes débuts xD Bien sûr j'aime Fire Emblem bc reasons, et ce forum avait l'air chouette so here I am ;D
crédit avatar Agnès Oblige - Bravely Default
comment as-tu connu le forum ? Top-site, votez les enfants  ;D
double-compte ? NOPE
hophophop, le code ? Gerome ressemble à Batman owo
un dernier mot ? Loose for the win, un jour je serai la meilleure combattante à la branche que le monde aie connu ;D !

© epine
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Lord
Niveau: 8
Expérience:
8/20  (8/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 159
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 16
Localisation : Ylisse.
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 7:55

AGNES OBLIGE *-* Bienvenue à toi, Flare, bon courage pour ta présentation. Si tu as une question, n'hésite pas ! ♥

_________________
L'aura de Lucina est de couleur #0099CC.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Citoyenne
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 105
Date d'inscription : 12/02/2016
Localisation : Ylisstol - Ylisse
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 7:56

OH MON DIEU, UNE PANTHERE DES NEIGES. UNE TAGUEL *-*
WELCOME PETITE ♥
Citation :

un dernier mot ? Loose for the win, un jour je serai la meilleure combattante à la branche que le monde aie connu ;D !

AZY JE TE DEFIE DDDDD: (bon ok tu vas gagner obviously/meurs)
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Epéiste
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Vagabond
Messages : 49
Date d'inscription : 14/02/2016
Age : 24
Localisation : Somewhere
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 9:59

AAAAGNEEEES !!!!! *^* Welcome ici ma grande '^' comme l'as dit Lucina . Nous faudra un lien Oblige o/
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Tacticienne
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 33
Date d'inscription : 14/02/2016
Localisation : Perdue :/
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 11:58

OMG ! Omg !

Notre Taguël choupinou !!! Yay
Bienvenue et j'espère que tu plaira parmi nous. Bonne chance pour ta fiche ^^

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Mage noir
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Vagabond
Messages : 13
Date d'inscription : 22/02/2016
Age : 21
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 12:12

Oooh Agnès ! J'approuve ce bon goût ! la  (Dire que j'aurais pris Tiz en avatar si j'avais eu la flemme de dessiner un perso x) )

Bienvenue en tout cas ! o/
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Mercenaire
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 38
Date d'inscription : 13/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 12:58

déjà dit sur la cb mais bienvenito camarade de la loose branché Hein ?!

Maintenant va finir cette fiche /PAN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 13:42


Heeeeey merci pour l'accueil vous êtes adorables, keur sur vous tous  Keurkeur   Ouais, j'ai vu que y'avait que des humains, donc je me suis dit que bon, il était temps de vous embêter un peu ;D certes ma bestiole n'a plus de bestipierre mais ça viendra e.e Ma fiche est en bonne voie, je dirais, j'en profite pour dire que j'ai rajouté le caractère ce matin, j'espère ne pas avoir été incohérente Alpaga (vous savez, le matin, on a rarement les idées très claires /shot/)

Lucina, justement puisqu'on parle de questions, étant donné que j'ai pas de chronologie très claire en tête, on estime le 'génocide de masse' des Targuël à quand exactement ? 15 ans auparavant ? C'est pour pas faire de conneries en commençant mon histoire, non plus x)

Sybille, je relève le défi, prépare toi à une défaite cuisante e.e J'ai tellement l'habitude de n'avoir qu'une branche comme arme, faut dire /shot/

Ira, ce sera avec plaisir, à en juger rapidement par les caractères de Flare et ton personnage ça risque d'être un truc dangereux mais bon, sounds like fun  Héhé  

Prauvansal, je commence sérieusement à imaginer une bannière 'loose branchée' c'est terrible /shot/ Je suis distraite par le  Twerk alors que j'écris, quel monde cruel D:

Note: Code trouvé, finalement, je ris encore :'D  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Stratège
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur http://crimi-azna.deviantart.com/
Plegia
Messages : 18
Date d'inscription : 14/02/2016
Age : 24
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 14:02

Bienvenue sur le forum ! :D
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Citoyenne
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 105
Date d'inscription : 12/02/2016
Localisation : Ylisstol - Ylisse
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 15:02

Jeeeeee réponds à la place de Lucina, ma tapey ;A; PARDON!
Le massacre de la Garenne a eut lieu il y a vingt ans! Là, les elfes sont intervenus pour sauver un maximum de Taguëls et les ramener sur Elsméra, à l'écart des humains jusqu'à très récemment :3
Ils usèrent aussi de leur magie elfique pour aider les Taguëls à se 'fondre' dans la masse, au cas où (qui cache leurs attributs animaliers) - même si ça marche plus ou moins bien selon les individus, y'a qu'à voir Lotho dans les prédéfs/MEURS

Voila *-*
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Lord
Niveau: 8
Expérience:
8/20  (8/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 159
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 16
Localisation : Ylisse.
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 15:31

Bon bah voilà. Sybille a tout dit. xDD ♥

_________________
L'aura de Lucina est de couleur #0099CC.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Epéiste
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Elsméra
Messages : 25
Date d'inscription : 19/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mar 23 Fév - 17:26

A nouveau, bienvenue, curieuse de voir davantage ta plume (surtout que tu as débuté bien jeune, j'ai du commencé le rp à mes 16/17 ans je crois donc chapeau) ;).
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mer 24 Fév - 0:45


Haha, merci pour ces réponses rapides, on va dire que je ne dis rien sur le fait que Lu' se soit fait griller ;D J'ai commencé l'histoire, cela dit il n'est pas exclu que j'y aie fait des incohérences et autres conneries du genre owo' Du coup j'aimerais bien que vous me disiez tout de suite si en lisant quelque-chose déconne, ce serait inutile de continuer si j'ai fait une bêtise quelque-part  x')

Well merci Onealy, enfin à ta place je m'attendrais pas à grand-chose,  je suis partie de tellement loin que j'arrive pas à quelque-chose d'exceptionnellement bien écrit même si ça fait longtemps que je Rp xD
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Lord
Niveau: 8
Expérience:
8/20  (8/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 159
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 16
Localisation : Ylisse.
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mer 24 Fév - 12:45

Alors ! Pour ce que j'ai lu pour l'instant, j'aime beaucoup l'histoire de cette petite Flare ! :D
J'aurais juste une chose à dire : le nom de la race est "Taguël", et non pas "Targuël" avec un "r". Voili voilouuu ! J'ai hâte de voir la suite et fin de l'histoire :D ♥

_________________
L'aura de Lucina est de couleur #0099CC.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Lord
Niveau: 8
Expérience:
8/20  (8/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 159
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 16
Localisation : Ylisse.
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Ven 26 Fév - 17:53

Double post - je tiens à préciser que Nikita est un nom MIXTE, okay ?! ;-;
Oui, je m'appelle Nikita, je suis une fille et j'en suis fière ! xDD
N'empêche, quelle heureuse coïncidence que le garçon dans ton histoire porte mon prénom o_o huhu

_________________
L'aura de Lucina est de couleur #0099CC.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Ven 26 Fév - 23:24


Haha, je tiens à préciser, à mon tour, que je suis au courant, c'est bien pour ça que j'ai appelé le personnage Nikita ;D J'aurais pu choisir Lou ou Nolwen mais c'était moins marrant, je sais pas pourquoi /pan/
Cela dit c'est assez amusant comme coïncidence, effectivement xD
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Mer 30 Mar - 17:18

Hey hey o/
Désolée de DP et encore plus désolée du délais mais j'ai terminé ma fiche, dites moi si quelque-chose cloche je le modifierai rapidement. La fin est un peu rapide mais j'ai essayé de pas trop traîner, cela dit s'il faut nécessairement rajouter quelques détails dites-le moi é.è
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Cavalière wyverne
Niveau: 1
Expérience:
1/20  (1/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Plegia
Messages : 28
Date d'inscription : 14/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Ven 15 Avr - 11:26

..... HAN ! Je ne t'avais même pas souhaité la bienvenue ! Honte sur moi D:

Bienvenuuuuue, donc, p'tit chaton ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Chemin parcouru
Classe: Lord
Niveau: 8
Expérience:
8/20  (8/20)
Voir le profil de l'utilisateur
Ylisse
Messages : 159
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 16
Localisation : Ylisse.
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Ven 15 Avr - 11:55

Hey Flarie :3 Désolée pour le retard de réponse ! >w<
J'ai adoré ton histoire, longue et bien décrite. Cependant, si tu veux bien, j'aimerais bien que tu m'expliques 2 petits points ou que tu rajoutes juste deux ou trois lignes dans ton histoire pour apporter plus de précisions.

D'abord, lors de la première transformation de Flare, je comprends qu'elle soit hostile envers son père croyant qu'il allait la frapper, d'autant plus quand on a la connaissance du massacre des Taguëls par les humains. Mais tout de même, Flare n'a-t-elle pas reconnu son père ? Même si je comprends que cette transformation était incontrôlée et a fait régressé Flare jusqu'à un état complètement bestial, il parait fou qu'elle ne reconnaisse pas son père avec qui elle a grandi.

Deuxièmement, pourrais-tu apporter plus de précisions sur les cauchemars que fait Flare après l'incident ? Cela ne me semble pas très clair... Surtout que ces rêves la suivent pendant longtemps il me semble, plusieurs années après l'accident qui s'est produit. Est-ce que Flare est atteinte d'une sorte de syndrome post-traumatique... ?

Voilà voilà, ce sont les deux points sur lesquels j'aimerais bien quelques précisions, mais ce n'est rien de grave. :3 Bon courage ! Alpaga

_________________
L'aura de Lucina est de couleur #0099CC.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Ven 15 Avr - 22:54


Merci Elyona **

C'est pas très grave t'en fais pas x') J'ai détaillé un peu plus le ressenti de Flare lors de la première transformation, j'espère que ça apporte les informations manquantes. Après je ne peux pas le mettre cash dans une histoire mais lors de cette première transformation, Flare n'a aucun repère, elle n'appréhende ni l'espace ni son corps et ses hallucinations (qui sont effectivement liées à des souvenirs datés) n'arrangent rien. Elle ne reconnait effectivement pas Idell, ou du moins pas comme 'le quelqu'un qui l'a élevée', j'ai rajouté que son visage lui disait quelque-chose, mais que pour le coup, sa sorte d'instinct de conservations qui émerge avec la panique s'en fiche éperdument. C'est plus un animal effrayé qu'autre-chose, qu'elle aie une créature connue ou non en face d'elle, si celle-ci est hostile -d'apparence-, elle cherchera à la neutraliser.

En ce qui concerne les cauchemars, étant donné que je ne suis pas psychiatre je préfère ne pas m'avancer sur le 'stress post traumatique', d'une part parce que je ne sais pas si on peut considérer qu'il y aie eu trauma, et d'autre part parce que je pense que si ce qu'elle a correspond aux symptômes, ce n'est peut-être pas suffisant. ><

Les rêves la suivent pendant longtemps en effet, pour ne pas dire de conneries je préfère m'en tenir au stade de cauchemars récurrents qui se manifestent surtout en période d'anxiété, c'est pour ça qu'ils refont surface lorsqu'elle est chez Hélène d'ailleurs: elle a réchappé d'un naufrage, est chez des gens qu'elle connait à peine, humains par dessus le marché, ne sait pas où sont ceux qu'elle connait ni si elle pourra un jour rentrer chez elle, ni quoi faire ensuite, il y a de quoi être mal à l'aise. Quant aux réactions violentes que ça occasionne, étant donné que ce genre de cauchemars est quand même une dose de stress supplémentaire, je pense plutôt cohérent qu'elle soit sur les nerfs par la suite owo

Bref, j'ai un peu détaillé ça aussi, dis moi s'il faut plus de précisions une fois de plus ;D Les passages modifiés sont encadrés avec des **, j'espère que ça les rendra plus simples à trouver x)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 10
Date d'inscription : 22/02/2016
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END Sam 4 Juin - 16:37

UP, ça fait un certain temps que j'ai terminé -et expliqué ce qui ne collait pas d'ailleurs-, est-il possible d'obtenir un avis ?
A part ça le bac approche et je tiens à préciser qu'avec les révisions, je ne passerai que peu voire plus, désolée d'avance o/
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END

Revenir en haut Aller en bas

It's too late now, I'm too far gone - FLARE - END

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Help seems to always come late when it comes at all. We are in deep trouble
» is it too late now to say sorry ?
» Is it too late now to say sorry? [Cecil & Ian]
» You're late, Petrova. { Russie }
» Lily & Kenneth - it's much too late now

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FEA Shades of Sins :: Something :: Votre Eveil-
Sauter vers: