Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre]

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MessageSujet: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Jeu 3 Mar - 15:30

Le soleil était haut, et son éclat redonnait à l'arène de Regna Ferox un teint lumineux et majestueux. Le public était très nombreux, ce lieu faisant la fierté de toute une nation pour ses combats souvent rudes et violents. Cette fois-là, l'amas considérable de spectateurs pouvait se justifier de par le programme épique annoncé en début de journée : tout d'abord, des guerriers renommés refaisaient surface pour montrer de fiers duels dans le sable et la gloire.

Mais également, c'était là qu'un gladiateur de renom, Callaghan, allait tout donner pour tenter de relever un défi qui semblait impossible. Lorsque ce dernier entrait dans une arène, il annonçait toujours la même chose. La foule l'acclamait, et il lui hurlait en retour :

« Ça ne sera pas un match amical. Lorsque je m'avancerais dans cette arène, ça sera la mort ou rien. Si mon adversaire tient à sa vie, qu'il abandonne, ou qu'il espère obtenir grâce de la part du public. »

C'était une sorte d'antagoniste des arènes : les gens le détestaient, mais c'était ça qui le rendait populaire. Il était doué, très doué même, et ses victoires s'enchaînaient dans la brutalité et le sang. Parfois, le public consentait à ce qu'il exécute ses adversaires lorsque ces derniers étaient de pires raclures que lui-même. Mais bien souvent, ils offraient la grâce à ses opposants, qui gardaient la vie sauve après un combat violent et sans merci.

Et cette fois-là, la foule était déchaînée. Callaghan avait accepté l'impossible : en face de lui, une grille qui allait relâcher sans cesse des adversaires en tous genres, allant des prisonniers armés d'une planche ou d'un bâton aux gladiateurs expérimentés. Un par un, il allait devoir les combattre, jusqu'à ce qu'il en meure ou qu'il soit épargné, disgracié et jeté dehors. La foule hurlait alors que le mystérieux chevalier s'avançait dans l'arène, la lance à la main, s'apprêtant à se battre. Regna Ferox était réputée pour le talent de ses gladiateurs, et il comptait bien donner au public un bon spectacle.

Après un grand son de corne, la grille s'ouvrit alors. Les uns après les autres, tous se battaient contre Callaghan, qui se défendait comme jamais. Un par un, ses ennemis tombaient sous les coups. Mais il était loin d'être un champion, et après deux ou trois combattants expérimentés et quelques prisonniers maladroits vaincus, il finit par commettre une erreur. Un pas de côté raté qui lui valut un coup de hache en plein dans le flanc, dans une zone sensible que son armure ne pouvait protéger complètement.

À terre, blessé, l'homme qui l'avait vaincu n'était autre qu'un très grand vétéran de l'arène qui avait simplement fini par prendre le dessus. Contre toute attente cependant, alors que la foule s'attendait à voir le vétéran exécuter le jeune imprudent, sa hache se planta dans le sable, à côté de sa tête, sans la toucher, s'accroupissant alors pour lui parler

« Tu te bats bien. Mais si tu continues à te jeter dans les bras de la mort, elle finira par t'y garder. Je ne peux pas me résoudre à achever quelqu'un d'aussi dévoué au combat. Cependant, tous n'auront pas mon honneur. Entraine-toi, bats-toi, ne reste pas un chien de fosse toute ta vie. Un bon gladiateur est avant tout un grand guerrier même en-dehors d'une arène. N'oublie jamais ça... »

Alors que le vétéran quittait l'arène par la grande grille, ses paroles résonnaient dans la tête de Callaghan. Des employés de l'arène trainaient le jeune homme, pour finalement le jeter par l'arrière-salle du monument, finissant étalé dans une ruelle, toujours en armure, sur le dos. Sa blessure n'était heureusement pas mortelle ou trop profonde, elle lui avait simplement causé un grand choc et un peu fêlé une côte. Le silence était étrangement agréable, bien qu'il soit dans une ruelle puante sur le dos, sans trouver la moindre motivation de se relever. Cependant, il n'était pas seul...
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Valm
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Dim 6 Mar - 11:31

Après Plegia, Regna Ferox ! La jeune demoiselle n'arrêtait pas ses voyages. En même temps, c'était normal… Elle regrettait d'avoir du partir de Plegia, presque immédiatement après son arrivée dans la capitale, mais elle fut invitée, par d'autres nobles Plegiens qui partaient justement en voyage diplomatique à Regna Ferox. Découvrant les origines de la jeune diplomate, et sa motivation, ils avaient proposés à la jeune femme de les rejoindre, tout en expliquant qu'elle était de Rosanne, de Valm, et non de Plegia comme eux ! Quoiqu'il en soit, la proposition était vraiment agréable, et elle, cela lui donnait de la chance. Elle était juste déçue qu'elle n'eut le temps alors de vraiment rencontrer la très haute noblesse de Plegia… Mais dans son voyage à travers le continent d'Ylisse, elle avait encore largement le temps. Donc, cela allait ! Bref, ainsi, la fameuse Cadfaëlle avait commencé un long voyage en diligence vers Regna Ferox.

Ainsi, pensa-t-elle, elle avait échangé le chaud contre le froid… Tant mieux ! C'était plus facile de se couvrir du froid. En effet… Quand on avait froid, on pouvait toujours rajouter des couches ! C'était pas dur, tu prends une Chemise, suivit d'un pull, suivit d'un grand manteau… Et ensuite, tu rajoutes les couches les unes après les autres… Jusqu'à ressembler à un bonhomme Michelin ! Tadam ! Tandis que quand il faisait chaud… Et bien une fois qu'on était nue… On pouvait plus rien faire ! On avait super chaud quand même ! Bon, bien sur, vous pouviez rêver pour voir la fameuse diplomate sans ses habits… Elle était du genre à être extrêmement prude, et craindre le regard d'homme sans doute amateur de chair, beaucoup trop à son goûts. Bref, tout cela pour dire qu'elle fut assez choquée par les changements de température, et fut même malade les premiers jours à cause du trop brusque changement de température.

Depuis qu'elle était dans la capitale, elle travaillait énormément, discutant avec des grands noms un peu partout, et faisant rayonner la culture Rosannienne. Et ouais ! Comme toujours, elle parlait de son pays, et tentait de maintenir des liens forts entre les états, pour tenter de créer des alliances. Elle savait que c'était de la naïveté pur, de tenter de créer une paix durable, mais elle pouvait tenter de forger des alliances défensives, qui dissuaderaient les hommes de se battre, voulant éviter un conflit trop important… Et dont Rosanne aurait une bonne place, malgré son duc… Bon, on avait compris que la fameuse Cadfaëlle détestait Virion, je pense qu'il n'y avait pas besoin d'en dire plus. Mais allez, reconcentrons-nous sur la fameuse diplomate… Ansi, cela faisait quelques jours qu'elle était à Regna Ferox, et elle profitait pour rencontrer toutes les personnes qu'elle pouvait, visiter les villes, et profiter du pays, tout en nouant des liens. Travail dur, car elle ne connaissait que très mal la fameuse culture Feroxienne.

Aujourd'hui, était un jour spéciale, lui avait dit plusieurs nobles avec qui elle gravitait, et tissait peu à peu des liens avec la « noblesse » de Regna Ferox. Elle apprenait beaucoup. Dejà, elle avait bien compris qu'il était inutile de parler de « droit de sang ». Ici, seul la valeur au combat te permettait une place dans l'aristocratie. Ainsi, la fameuse Cadfaëlle, au milieu de ses relations, paraissaient véritablement minuscule en comparaison… C'était un tout petit morceau de femme ! D'ailleurs, elle se disait ouvertement femme ici. Evidemment, si elle se faisait passer pour un homme, elle serait obligé de montrer une forte force physique, et des volontés guerrières… Ce qu'elle n'avait que très peu envie, elle devait bien avouer… Mais en étant une demoiselle… Et bien, c'était presque la même chose, sauf que c'était un peu mieux vu d'être une femme « délicate », et « pacifique », disons… Cela n'empêchait pas les moqueries régulières, même dans le groupe où elle gravitait… Mais ça, elle ne pouvait rien n'y faire

Ainsi, elle s'installa dans l'arène. Les sièges étaient assez inconfortables, un peu à la manière des arènes romaines. Même si Cadfaëlle ne savait pas ce qu'était qu'une arène Romaine, moi, je peux me permettre d'en parler un peu. Déjà, car je suis étudiante en Histoire de l'Art et en Archéologie, donc je m'y connais très bien ! Et deuxièmement, car sur ce Point, Regna Ferox (dont le nom est issu du Latin justement!) et la Rome Antique, Républicaine puis Impériale se ressemblaient beaucoup. Ainsi, l'Arène faisait partie de la parure monumentale obligatoire pour une ville à l'époque, et était l'un des monuments obligatoires pour que la ville puisse se développer, en faisant une politique de pains et de jeux. Si dans le principe, c'était la même chose que dans la Rome Antique, il y avait cependant quelques différences, comme par exemple, le fait qu'à Regna Ferox, on avait un toit. Assez logique, le toit charpenté avait pour but de protéger l'arène de la pluie et de la neige, quand même extrêmement fréquent dans ses longitudes. Mais bref, concentrons nous sur le début du combat :

« Ça ne sera pas un match amical. Lorsque je m'avancerais dans cette arène, ça sera la mort ou rien. Si mon adversaire tient à sa vie, qu'il abandonne, ou qu'il espère obtenir grâce de la part du public. »

« Beurk…
-Voyons, Mademoiselle, ce sont les usages, ne faîtes pas cette tête ! Ahahahaha ! »

Quand même… Des combats… A mort ! C'était… C'était ignoble ! Et les gens payaient pour venir voir cela… N'avait-il pas déjà vu assez de sang dans toutes ses guerres… ? Elle ne comprenait pas, mais alors pas du tout comment on pouvait prendre du plaisir à venir voir des meurtres, des assassinats, etc. C'était juste inacceptable ! Elle frissonnait déjà à l'idée de voir autant de sang… Après tout, elle avait vécu pendant si longtemps, dans un continent qui n'avaient vécu que la guerre… Non, franchement. Quel plaisirs trouvaient tout ses gens ? Sérieusement ? C'était… Sanguinaire ! Barbare ! Violent ! Elle avait presque la nausée… Et cela ne s'arrangea pas, quand elle vit pour la première fois le sang, gicler sur le sol de l'arène… Quel… Quel violence ! Elle ne savait pas quel était le pire en tout cas… Le fait de voir un homme qui venait de perdre la vie, devant ses yeux… Le fait que cela était proposé dans un cadre de loisir, distractif… Ou enfin, peut-être le pire… Le fait que les spectateurs qui étaient ici présents… Adoraient cela ! Ils étaient tous entrain d'acclamer le gladiateur…

Alors, les combats s'enchaînaient… Plus les combats s'enchainaient, plus le sang étaient omni-présent sur le sol de l'arène… Quel horreurs… Elle n'avait qu'une envie, qu'une seule et unique envie ! Partir le plus vite possible… Sauf qu'elle ne pouvait pas. Bien entendu ! Cela serait extrêmement impolie, et tout à fait inacceptable ! Elle serait de suite très très mal vue… Donc, elle tentait de se concentrer sur ses pratiques barbares… Elle se concentrait alors sur celui qui s'appelait Callaghan. Non qu'elle sache son nom, mais passons sur ce point. Bref, elle se concentrait sur ce fameux bonhomme. Il était fort, elle devait l'avouer. Il devait avoir passé sa vie à combattre. Elle imaginait… Tandis qu'elle avait été plongé dans les lettres, la diplomatie, la politique… Lui n'avait connu sans que l'acier… Mais bref, assez de pensée, la réalité revint relativement et suffisamment brutalement pour qu'elle se reconcentre !

« Oh mon dieu !!! Il va… Aaaaaah ! »

Quel horreur ! C'est drôle, mais comme la jeune demoiselle s'était surtout concentré sur le fameux Callaghan, bien qu'elle ne connaissait pas son nom, et bien… Elle remarqua surtout quand il fut blessée. C'était assez logique. Quand on se concentrait sur une personne, et bien, on voyait mal ce qui se passait autour… Et comme durant tout le spectacle, elle était sur le point de rendre son petit déjeuner… Et bien, moins elle en voyait, mieux c'était… Malheureusement, même les meilleurs faisaient des erreurs, et ainsi, le gladiateur fut frappée violemment d'une hache ! Aaaaaaah ! Quel horreur ! Encore plus d'hémoglobine vint tacher le sol, de manière assez peu ragoutante… Elle avait du mal, et elle sentait qu'elle allait finir par tourner de l'oeil… Heureusement, c'était bientôt la fin. Après que le STAFF se soit débarassé du fameux gladiateur moribond, les combats continuèrent un peu, et finalement s'arrêta… Sortant de l'arène, les différents nobles discutaient des combats, et de leurs paris, tandis qu'un déclara, gentiment, à Cadfaëlle :

« -Vous venez mademoiselle… ? Nous rentrons à vos apparetements.
-Attendez. »

Elle venait de voir quelque chose dans une ruelle. Euh, Cad'… ? Je veux pas t'empêcher de faire des trucs, je t'assure… Mais… Tu as déjà oubliée ce qui s'est passé dans la dernière ruelle où tu es allée ? Je veux pas dire, mais franchement… Non, ça ne s'était pas bien passé. Après, cela expliquait peut-être ! Elle était plus prudente, maintenant. Elle faisait attention ! Et encore heureux, car franchement… Là, elle n'aurait personne pour la protéger… Et elle n'avait pas envie de se faire assommer, détrousser, capturer, voir même pire, dans une ruelle sombre de Regna Ferox. Ainsi, en tout cas, la jeune demoiselle se concentra sur ce qu'elle venait de voir… Mmh… C'était exactement ce qu'elle pensait. Le fameux gladiateur, qu'elle avait regardé pendant les différentes mises à mort, était là, blessé… Le pauvre. Elle s'approcha, lentement, et déclara calmement à sa direction, en espérant qu'il n'était pas déjà mort :

« Monsieur… Vous devez rejoindre un médecin rapidement. Vous risquez hémorragie et gangrène en restant ainsi. »

Quel… Naïvetée… C'en était presque touchant, si vous voulez mon avis. Et le pire, c'est qu'elle pensait vraiment ce qu'elle était entrain de dire. Pour elle, elle était vraiment entrain de prévenir le fameux Callaghan, même si elle ne connaissait pas son nom, qu'il devait aller voir un médecin. Soudainement, elle sentit la pluie commencer à tomber. Inquiète, elle sortit un parapluie de son sac, et commença à abriter le fameux blessé, et tendit la main, pour tenter de l'aider à se relever. Le pauvre… Certes, il fallait bien l'avouer, son métier la dégoûtait au plus haut point… Mais elle n'était pas diplomate pour rien. Elle l'était pour aider les gens. Donc, ici, elle allait l'aider. Qui sait, peut-être l'aider à trouver un médecin, puis, plus tard, un vrai métier… Elle n'osait même pas imaginé que cela puisse être un vrai métier. De l'autre côté, elle n'imaginait pas non plus la possibilité que cela soit un condamné à mort, ou quelque chose du genre, qui ainsi, purgaient sa peine, comme dans la Rome Antique… En tout cas, il fallait voir ce que cela allait donner tout cela… On allait bien voir, il ne restait plus qu'à attendre !
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Valm
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Dim 6 Mar - 14:40

"Vous devriez tenter votre chance dans les arènes Feroxiennes."

Sur ces seuls mots qu'un marchand ayant refusé ses services lui avait adressés, elle avait risqué beaucoup. Elle s'était embarquée clandestinement à bord d'un navire en direction de Regna Ferox, quittant ainsi pour la première fois sa terre natale, Valm. Eivana découvrit à cette occasion qu'elle était victime du mal de mer. Les remous de l'embarcation manquèrent de la faire s'évanouir à plusieurs reprises.

Quand enfin elle mit un pied à terre, le dépaysement fut total. L'air ambiant était glacial. Rien à voir avec le climat tempéré de Valm. Si elle n'était pas munie de sa vieille cape brune, elle serait probablement morte de froid dès son arrivée. Ses maigres économies passèrent donc dans l'achat d'une fourrure destinée à protéger ses membres de la température.

Après un petit temps d'accommodation, elle se rendit aux arènes afin d'assister à des combats de ses propres yeux. Eivana fut dégoûtée. La violence des affrontements, la sauvagerie des barbares qui s'affrontaient sur le sable, les mises à mort... Rien de plus répugnant que tout cela. Quand elle pensait qu'elle s'était décarcassée pour se rendre en ces lieux pour finalement assister à un spectacle aussi répugnant... Désormais, elle était obligée de se trouver un emploi stable en ces lieux si jamais elle voulait revoir son cher continent. La peste soit de ce marchand !

En attendant, force était d'admettre que la brute qui se débattait en contrebas se débrouillait plutôt bien. Quand bien même, fatigue ou prétention, il finit par se rater. *Idiot*, pensa l'ex-noble. Il fut épargné par son adversaire. La chevaleresse soupira. Si elle avait été à sa place, elle aurait tranché la tête de cet impertinent pour le châtier de ses crimes. Et encore, c'était une punition bien douce pour qui prenait des vies ainsi. Au final, peut-être qu'une hache dans le flanc était un revers de fortune assez adapté.

Elle s'en alla sans demander son reste. Les hurlements des sauvages qui assistaient à pareilles démonstrations sanguinolentes, elle en avait assez. Désormais, elle devait trouver un endroit ou passer la nuit à moindre frais. Quel gâchis de temps et d'argent ! Elle n'avait même pas pu apprendre quelques bottes et autres techniques, la plupart des malheureux dont le sang avait été absorbé par le sable de Ferox étant des malheureux condamnés à mort sans la moindre expérience du combat.

Ainsi la garde du corps errait dans les ruelles sans but précis. Ses pas hasardeux finirent par l'amener dans une avenue sombre. Deux formes humaines s'y trouvaient. Curieuse, elle s'approcha un peu tout en se préparant à dégainer si les choses tournaient mal. Une voix féminine s'éleva.

« Monsieur… Vous devez rejoindre un médecin rapidement. Vous risquez hémorragie et gangrène en restant ainsi. »


Elle comprit. Ainsi on cherchait à aider le chien de l'arène, ce pitoyable être humain ? Oh, mais elle allait l'aider aussi, à sa manière.

"La gangrène est une mort appropriée pour celui qui se bat sans honneur."

Elle avait dit cela tout en se rapprochant du duo, d'une voix qui se voulait neutre. Sa cape et sa fourrure dissimulaient son équipement. La chevaleresse azur pouvait désormais contempler pleinement le combattant blessé. Pathétique. Mais il avait du potentiel. Il devait juste en faire quelque chose.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Dim 6 Mar - 14:49

Le plus étrange avec un gladiateur comme Callaghan dont la vie s'était résumée aux combats les plus violents et sanglants, c'était l'importance accordée à l'honneur qu'on tenait. Il devait absolument remporter cette compétition pour prouver sa valeur en définitive, et il avait échoué. Disgracié, laissé pour mort, ses yeux se tournèrent brièvement, derrière son épais casque, vers la jeune femme qui arrivait vers lui. Elle semblait inquiète, puis alors elle lui parla d'une voix qui semblait sincèrement préoccupée, ce qui était d'autant plus une surprise pour lui. Le monde n'avait aucun intérêt pour un combattant ayant perdu son heure de gloire, alors une personne visiblement de noble lignée... ?

« Monsieur… Vous devez rejoindre un médecin rapidement. Vous risquez hémorragie et gangrène en restant ainsi. »

Un médecin ? À l'heure actuelle, il se serait bien laissé mourir de honte. Il ne connaissait rien d'autre que la guerre, la bataille, le combat... Et cette fois-ci, il venait de perdre. Il lui répondis, alors, sans être hostile ou même antipathique, seulement un peu déprimé et neutre, la voix légèrement affaiblie par la blessure qu'il supportait sur son corps

« J'ai échoué. Je ne mérite aucune pitié; même si je survis à ma blessure, ça sera la faim qui m'emportera. »

Quelles que soient ses raisons, une chose était sûre, cette défaite avait été apparemment destructrice pour lui. Callaghan semblait non seulement en mauvaise posture, mais également... Un peu affamé, en fait. Son estomac venait de gargouiller douloureusement, ayant du mal à bouger la moindre partie de son corps. Il ne se battait pas que pour l'honneur, c'était également son seul moyen de pouvoir manger.

Il ne possédait aucun bien, excepté son armure, sa lance et son bouclier. S'il gagnait tous ses combats jusque-là, c'était non seulement pour l'honneur et la victoire, mais également pour pouvoir manger le soir-même. C'était la triste vérité derrière un gladiateur aussi reconnu : il devait risquer sa vie quotidiennement pour pouvoir mériter un maigre repas chaud le soir venu. Et cette fois, son erreur lui serait peut-être fatale. Alors une autre personne arriva, et se mit à parler.

« La gangrène est une mort appropriée pour celui qui se bat sans honneur. »

Bien qu'il détestait en temps normal qu'on bafoue son honneur, il était de son avis. Sa réponse fut d'autant plus déchirante que la fatigue et la faim l'empêchaient de finir sa phrase complètement d'une traite, marquant une pause au milieu

« Elle a raison... Je ne mérite que de récolter le fruit de mes échecs. Si j'avais été plus prudent... »

Il était blessé, déshonoré, affamé et déprimé. En outre, une super journée pour lui.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Dim 6 Mar - 21:00

Tenant son parapluie avec une main, elle empêchait alors que la pluie vienne asperger le pauvre homme qui risquaient vite, sans elle, d'être trempée, et d'attraper la mort… Ce qui était sans doute une chose qu'il devait éviter, par dessus tout. La « mort », ou la Crève, comme on l'appelle plus souvent dans nos temps moderne, mais j'utilise là, le terme Médiéval, était bien souvent le facteur qui tuait les blessés, durant ses temps troubles de guerres. A la même manière, même si celle-ci avait été bien plus virulante qu'une simple crève, que la Grippe Espagnole, durant la fin de la Première Guerre Mondiale, jusqu'au début des années folles… Bref, de toute façon, elle continuait de tendre sa main, tranquillement, pour qu'il puisse se lever. Et le protéger de la pluie. Quel gentilesse de la part de la fameuse diplomate. De l'autre côté, ne soyez pas dupe… C'était aussi pour se faire connaître et apprécié. Tout était calculer, quand on était diplomate, et on ne faisait pas les choses gratuitement…

« J'ai échoué. Je ne mérite aucune pitié; même si je survis à ma blessure, ça sera la faim qui m'emportera. »

« Voyons ! Ne soyez pas stupide, nous allons vous soigner. »

Le « nous » n'était pas un nous à la Jules César, je vous explique. Le « nous », voulait dire que la fameuse Cadfaëlle espérait vite trouver un médecin pour soigner l'homme. Au moins, pensa-t-elle, l'argent ne serait pas un problème. Elle était franchement riche -ce qui expliquait ses vêtements, d'ailleurs-, et ainsi, elle pourrait payer les soins. Mais maintenant, fallait pas qu'il nous claque entre les doigts, avant même d'avoir rencontrer un médecins, ou ne serait-ce qu'un prêtre guerrisseur ! Elle avait grand envie de soupirer. Elle remarqua qu'il ne prenait toujours pas la main… Sérieusement ! Il allait préféré mourir comme un chien, plutôt que tenter… ? Quel larve ! C'était décidée, elle n'allait pas partir avant d'avoir eu gain de cause. Elle était resté ici, dans ce lieu qui puait le sang, et les combats à mort, juste pour le sauver, ce n'était pas un émo qui allait l'empêcher de faire ce qu'elle voulait… Ouais, je sais, elle n'est pas censés savoir ce qu'est un émo, mais je m'en fiche, c'est de la narration, je dis ce que je veux !

« La gangrène est une mort appropriée pour celui qui se bat sans honneur. »

« Elle a raison... Je ne mérite que de récolter le fruit de mes échecs. Si j'avais été plus prudent... »

« Oh silence vous deux ! Vous, venez plutôt m'aider ! »

L'ordre était sec, et on voyait que la fameuse Cadfaëlle venait d'une famille noble, et surtout, avait l'habitude de commander. Faut dire, les Tremeyres étaient une très vielle famille, qui n'avait, certes, jamais eu le pouvoir -si on excepte une vielle légende, qui raconterait que quelques années après Alm, un Tremeyre aurait gouverné une région proche de celle qu'était Rosanne aujourd'hui, légende que même les Tremeyre n'y croyaient plus…-, cela restait une famille d'importance, qui avait toujours eu l'habitude de donner des ordres, et de donner des conseils aux plus grands souverains de Rosanne… Donc, Cadfaëlle était un peu du même bois ! De toute façon, il fallait bien l'avouer, cette fameuse femme -elle avait reconnu une voix féminine, elle avait vraiment l'habitude de « modifier » sa voix pour se faire passer pour un garçon, qu'elle savait reconnaître quand une femme faisait pareil-, n'aidait pas du tout, et que son commentaire était tout à fait I-NU-TILE. Donc, quoiqu'il arrive, dans le pire des cas, elle allait tout simplement partir, et dans le meilleur des cas, et bien… Elle allait venir aider !

« Et vous, vous arrêtez de raconter cela. A quoi ça sert de vouloir mourir, vous ne servirez plus à rien, et on jeterra juste votre cadavre dans la fosse. Aidez-vous de mes épaules, et relevez-vous, nous allons vous soigner. »

Bam. Ses mots frappèrent aussi fort que l'acier. Quand on disait qu'une diplomate savait aussi bien manier les mots que les guerriers savaient manier leur arme ! Pour la fameuse Diplomate, en tout cas, aucune langue de bois, elle pensait tout ce qu'elle disait. Mourir pour son honneur ? Quoi de plus stupide… Sérieusement. Elle en avait marre des histoire « d'honneur », qui, il faut bien l'avouer, amener bien plus souvent des problèmes, qu'ils apportaient des choses qui arrangeait tout le monde. Donc, crever comme un chien à cause de son « honneur », et bien, allons voir ailleur si elle y était ! Elle tenta en tout cas, de soulever le fameux Callaghan, mais ce fut totalement, et complètement impossible pour elle. Il était beaucoup trop lourd… Donc, elle devait faire autrement. Mais oui ! Elle était stupide ! Elle devait tout simplement retirer des parties de son armures, avant de l'aider à marcher… Ceal serait beaucoup plus simple comme ça ! Bref, en tout cas, pour être sûr d'avoir son aide, elle déclara d'un ton sec, qui se voulait autoritaire, venant de son rang et de son statut social :

« Venez m'aider à retirer son armure ! Exécution ! »

Elle ne rigolait pas. Elle avait estimé qu'elle allait soigner le fameux Callaghan, et que la Grangrène ne l'emporterait pas, donc, voilà ! Elle venait de retirer le plastron de l'arbure, mais les jambières posaient problème. Plus précisément, celles de la jambes blessés. A cause qu'il était enfoncé, impossible de le retirer, sans brutalisé cette pauvre jambes… Mmh… Elle pensait qu'elle allait devoir, enfin, plutôt, elles allaient devoir faire pour régler le problème… Gros problème, d'ailleurs. Après, peut-être qu'elles pouvaient tenter de l'aider à marcher, et retirer cette partie d'armure problématique, qu'une fois qu'elles seraient arriver ? C'était une autre possibilité, mais pour le moment, il n'y avait rien de sur. Bref ! De toute façon, cela risquait de poser des problèmes cette blessure, et il fallait bien l'avouer, pour le moment, la fameuse diplomate faisait bien la maligne, mais quand elle allait voir la plaie… Elle allait faire bien moins la maligne ! Mais cela… Cela, cela allait être pour un autre épisode ! A vous les studios !
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Mar 8 Mar - 0:13

L'eau qui tombait sur les trois individus se tenant dans la ruelle mal éclairée donnait un effet quelque peu dramatique à la scène. Eivana n'avait que faire du mauvais temps et de l'eau qui coulait sur son beau visage. Seul importait le blessé, qui semblait avoir perdu toute envie de vivre. Il était donc un lâche en plus d'être une brute ? Fascinant. Toutefois, la jeune femme au parapluie semblait déterminée à le sauver. Qu'espérait-elle gagner à s'obstiner sur quelqu'un qui a abandonné toute envie de se battre contre la vie et ses épreuves ?

Il était assez comique de voir la frêle jeune fille tenter de soulever le guerrier en armure. La chevaleresse hésitait. Allait-elle l'aider ? Certes, il était de son devoir d'aider autrui, mais les conditions étaient particulières. Le combattant de l'arène, Calbragan -étais-ce la son nom ? Elle ne l'avait pas clairement entendu, beuglé par les spectateurs- allait mourir de faim quand bien même il survivrait à ses blessures. Des efforts vains, voila tout ce que c'était.

Mais en entendant la jeune fille aux habits que l'on devinait raffinés même dans l'obscurité s'adresser au guerrier, en lui assurant qu'elle allait le sauver, Eivana réalisa quelque chose. Elle aussi allait mourir de faim. Elle avait pour projet de gagner de l'argent en se jetant dans l'arène mais il en était désormais hors de question. Et le dernier, maigre, repas qu'elle avait pris avait fini sur le sol de la cale d'un navire Valmien, la faute au mal de mer. Si elle pouvait tenir en jeûnant quelques jours, cela ne durerait pas bien longtemps. Une empathie certaine à l'égard du chien de l'arène commençait à naître en Eivana.

« Venez m'aider à retirer son armure ! Exécution ! »


Elle sursauta. Ah, ce ton familier... La fille au chapeau était définitivement d'extraction noble. La blonde aux yeux verts soupira tout en se penchant sur le combattant désormais sans armure ou presque. Elle le saisit par les épaules et s'adressa à lui.

"Il se peut que cela fasse très mal."

Et sans plus de cérémonie, elle le souleva comme on soulève un sac de pommes de terre et le posa sur son épaule avant de se redresser. Bon sang, il pesait son poids, l'animal ! Mais la guerrière était forte et avait déjà porté des charges plus conséquentes. Elle fit quelques pas avant de prendre la parole.

"Ma Dame, il serait avisé que vous portiez l'armure de notre ami blessé. Et vous, j'aimerais que vous m'indiquiez la direction d'un médecin avant que la perte de sang ne vous fasse perdre conscience."

Avait-elle le droit de conseiller ainsi une noble ? Elle l'était aussi, techniquement. Mais elle avait toutefois parlé sans trop réfléchir et elle s'empourpra, honteuse d'un tel manque de respect de l'étiquette de sa part. Heureusement que l'obscurité des lieux ne permettait pas de déceler ce changement de couleur de son visage. Elle attendait désormais les indications du poids qu'elle portait sur son épaule.
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Vagabond
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Mar 8 Mar - 2:10

En temps normal, Callaghan aurait pu étrangler la première personne touchant à son armure. Et pourtant, il se laissait faire... Pour deux raisons : la première, c'était tout bonnement le fait que cette armure n'était pas celle de son père - Cette dernière était dans un énorme sac qu'il transportait sur son dos en permanence lorsqu'il voyageait. La deuxième, c'était sa faiblesse présente qui l'empêchait de faire preuve de la moindre violence.

Si l'armure qu'il portait actuellement était plutôt jolie et résistante, ce n'était absolument rien comparé à l'armure de son père. Il s'était juré de ne la porter que le jour où il serait assez méritant pour pouvoir arborer un tel objet... Bien que ça ne soit que son père adoptif aux yeux des autres, pour Callaghan, c'était sa seule famille et un être auquel il avait énormément tenu de son vivant. L'objet en question était une armure de général, mais pas n'importe laquelle. Les généraux d'aujourd'hui portaient des armures relativement allégées comparées à celles d'autrefois : plus de découpes et de pivots naturels, des parties plus modulables... Elles étaient plus aisées à enfiler et enlever, ainsi que légèrement plus mobiles.

Mais autrefois, ces armures, comme celle que le chevalier portait tout le temps dans son immense et démesuré sac à dos, étaient de véritables bastions mobiles. Il n'y avait pratiquement aucun point faible : chaque jointure était très précisément consolidée par plusieurs couches assouplies et le métal composant l'armure était d'une épaisseur phénoménale, sans parler de toutes les couches inférieures souples amortissant les chocs. Ces armures étaient si épaisses que les généraux la portant devaient souvent être assistés de chaines pour manipuler les haches et les armes d'hast. L'entrainement requis pour porter un tel chef d'œuvre était cependant extrême : non seulement il était obligatoire de posséder une véritable constitution de taureau, mais en plus de ça, il fallait réussir à s'habituer au maniement des armes à l'intérieur. Bien qu'il s'entraine avec quotidiennement, il n'était pas prêt à combattre avec pour le moment...

À cet instant, il ne résista pas. Il se laissait transporter, totalement mou dans leurs bras, avant qu'on lui demande d'indiquer un médecin. On s'occupait de lui... ? À vrai dire, il ne savait pas trop comment encaisser la nouvelle. Il avait vécu des années consécutives en tant que minable maltraité et combattant féroce reconnu pour sa brutalité, et d'un coup, une parfaite inconnue qui pouvait à peine soulever quelques morceaux de son armure s'était donné pour mission de lui sauver la vie. Bien qu'il était enfoncé dans un profond désespoir à l'origine, cette simple pensée lui réchauffa un peu le cœur, lui donnant un minimum de volonté pour tenir le coup.

On le transportait comme un sac à patates, et même sans armure, paré uniquement d'un pantalon de toile et d'une paire de bottes de cuir fines, on aurait dit qu'il portait une armure de plates complètes. Que voulez-vous, un combattant aussi acharné et entrainé au port d'armes et armures lourdes, ça pèse le poids d'un âne mort... Il releva la tête pour indiquer le chemin du médecin, en ignorant comme il pouvait la douleur. Son corps était d'ailleurs recouvert de cicatrices, témoins de batailles anciennes, tandis qu'un tatouage représentant probablement le blason d'un ancien royaume oublié datant de temps immémoriaux se trouvait sur son bras droit.

Mais également, il y avait autre chose... Sur le bas de son dos, il y avait une marque au fer rouge, comme le sceau d'un propriétaire d'esclaves. Il avait peut-être été autrefois considéré comme une marchandise au sein d'un marché bien sombre de trafic humain... Restait à savoir d'où tout-cela pouvait bien provenir.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre] Dim 27 Mar - 18:50

La gangrène, surtout à cette époque, était l'un des maux qui emportaient le plus de soldat. Bon nombre, voyez-vous, des rapports après les guerres, jusqu'à Napoléon sont totalement faussé, quand vous voyez, je ne sais combien de mort et de blessé. Il faut bien comprendre, que très souvent, les blessés étaient emportés par la gangrène, car le soin n'était fait assez rapidement… Pour vous donner un exemple concret, prenez le cas de Jean-Baptiste Lully. Très grand compositeur Français, celui-ci s'est écrasé, je ne déconne pas, je suis très sérieuse, le gros orteil avec son bâton pour mesurer le rythme, lors d'une répitition. Il va en mourir, d'une gangrène. Pour vous montrer que ce mal était extrême à l'époque. Tout cette longue introduction, montrait bien que la fameuse Cadfaëlle, qui connaissait ce genre de mal, était très inquiète, et voulait qu'on soigne le fameux personnage… Pourquoi ? C'était une bonne question, on ne savait pas trop pourquoi celle-ci prenait tant soin à faire soigner l'homme… Peut-être avait-elle un faible pour le chevalier en armure ? Mais non, je plaisante.

"Il se peut que cela fasse très mal."

Elle grimaça. Après que l'armure ait-été retiré, elle pouvait voir la blessure… Elle pouvait voir aussi la preuve que l'homme avait été un esclave… Mais il faut le dire clairement : elle ne savait pas ce que voulait dire ce symbole. Pas du tout… A Rosanne, l'esclavage était « interdit ». Pourquoi ses guillemets ? Et bien, dans les faits, il existait encore, mais c'était officiellement des « domestiques ». Sauf que leur conditions de travails étaient tout à fait équivalante à celle d'esclaves, même s'il faut quand même l'avouer, elle était un peu meilleur… Bref, tout cela, il faut bien comprendre que la fameuse Cadfaëlle faisait surtout la grimace en voyant le sang… Elle n'avait pas l'habitude. Pour tout dire, elle n'avait presque jamais vu de combat, de meurtre, etc. de sa vie. Certes, elle ressortait d'un spectacle tout à fait sanglant, j'en ai bien conscience… Mais elle avait vu le sang de loin… Là, elle était entrain de voir la blessure en elle-même… Fallait pas qu'elle vomisse… Heureusement, cela faisait un bout de temps qu'elle n'avait pas mangé, car sinon, elle aurait tout rendu sur le sol… Heureusement, aussi, elle écouta les déclarations de sa camarade, la détournant, niveau attention, de la blessure.

"Ma Dame, il serait avisé que vous portiez l'armure de notre ami blessé. Et vous, j'aimerais que vous m'indiquiez la direction d'un médecin avant que la perte de sang ne vous fasse perdre conscience."

« … oui ! Oui ! Bien sur ! »

Elle resta un moment blanc, sans rien dire, quand elle vit à quel point la fameuse coéquipière qu'elle avait pour sauver cette homme… Avait de la force ! C'était incroyable ! Il fallait le dire ouvertement, Cadfaëlle venait d'un pays, et plus encore, d'une classe sociale, qui n'avait pas du tout, mais alors pas du tout accès à ce genre d'entrainement physique. Tout l'entrainement qu'avait reçu la jeune demoiselle, était un entrainement « intellectuel », culturel… Elle savait parfaitement jouer de la musique, chanter… Et pourtant, elle avait eu une éducation de garçon, quand elle était petite ! C'est pour cela qu'elle avait des rudiments de maniement d'épée, et qu'elle savait monter à cheval, par exemple, chose qu'elle n'aurait jamais su, si elle avait été un homme… Mais bref, elle devait se concentrer, et ainsi, elle rassembla les différentes parties de l'armure, et tenta de les soulever… Après plusieurs tentatives qui furent des échecs, elle arriva finalement à trouver un moyen de tout porter.

« Ouf, c'est lourd... »

Ouah… C'était… Extrêmement lourd… La fameuse diplomate galéra comme pas possible, durant la longue traversée, jusqu'au médecin qu'indiquait notre blessé… Loin d'être musclée, elle, elle avait beaucoup de mal à supporter le poids de l'armure… Ouah ! Quand elle pensait que certaines personnes pouvaient combattre avec cela ! C'était incroyable… Et horriblement inconfortable… Et le pire, c'est que certaines personnes se ventaient de toujours gardé son armure sur soi… Elle trouvait ça totalement inconcevable… Déjà, car ce n'était pas quelque chose, à son sens, d'extrêmement respectueux… Mais en plus, il fallait bien l'avouer, cela n'était pas du tout confortable ! Mais pas du tout, genre pas du tout… Mais bon, suffit de reflexion de la jeune diplomate sur les armures, concentrons-nous alors sur le fait qu'ils étaient enfin, entrain d'arriver à un lieu, qui permettrait peut-être de sauver le gladiateur d'une mort certaines...

« Oui, c'est pour…
-NOUS AVONS UN BLESSE ! On a besoin d'aide. »

Cadfaëlle ne laissa même pas le vieux médecin parler. Encore une fois, nous avions la « preuve », que la fameuse Cadfaëlle avait toujours été dans un monde où elle avait eu l'habitude de commander... Après tout, elle était quand même une fille de noble, et en apprentissage pour devenir une vraie diploamate... Et si le diplomate savait donner la parole, il savait aussi quand la prendre, et empêcher les autres de parler... Bien sur, cela ne plaisait pas forcément au médecin, qui déclara mécontant :

« C'est que je ne peux…
-J'ai l'argent, soignez le, c'est important. »

Le vieux médecin était assez mécontent, il faut bien l'avouer, du comportement de la jeune demoiselle… Mais visiblement, le plus important à ses yeux restaient le fait que pour une fois, elle pouvait payer. Surtout que Cadfaëlle, pas dupe, avait sortie l'une de ses bourses pour prouver qu'elle avait vraiment la monnaie. Et qu'elle n'était pas entrain de l'arnaquer, ou de lui faire croire des bobards… Donc, le fameux médecin aida alors sa camarade a récupéré le « corps », même si l'homme était encore en vie, et commença à s'atteler… Cadfaëlle, n'ayant pas envie de revoir la blessure, et encore moins de voir le traitement de la blessure, qui quand il n'était pas fait à l'aide de bâton de soin -qui étaient très pratique pour faire rapidement des soins, mais qui étaient toujours suivi, après la bataille, de soins plus sérieux à l'infirmerie, rappelez-vous des discussions de soutien entre Brady et… Presque tout les autres personnages enfants de Fire Emblem Awakening-, était bien souvent assez… sanglant. Pour ne pas y penser, elle se rappela qu'elle avait manquer à quelque chose : Elle déclara, alors :

« Pfiou. Nous sommes arrivé à temps visiblement. Oh, mais je manque de respect. Merci, dame, de m'avoir aidé. Je m'appelle Cadfaëlle Tremeyre, diplomate et noble de la Région de Rosanne. Mes hommages. »

Elle s'inclina, alors, retirant son chapeau, avant de se redresser, et bien le remettre sur sa tête. Elle avait toujours été habitué à des cours d'étiquette extrêmement sérieux, et pointilleux, donc, elle savait bien comment se présenter devant quelqu'un. Bref, elle ne connaissait rien des deux personnes, mais elle espérait qu'au moins, pour l'une d'entre elle, cela lui serve de leçon. Une bonne leçon. Car sérieusement… Qu'il cherche un VRAI travail ! Au lieu de se faire tuer dans une arène ! C'était totalement débile. Cette homme devait plutôt réfléchir à comment travailler et gagner honnêtement sa vie… Et oui, la fameuse Cadfaëlle était bien naïve, et même si elle avait vécu des moments durs, dans sa vie, il ne faut pas lui retirer cela, elle gardait une touchante naïveté, comme si le monde ne semblait quand même pas adaptée à elle… Mais bref, suffit de blabla, je laisse le micro aux autres… A vous les studios !
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre]

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Jusqu'à ce que la mort m'en écarte [Libre]

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