[Libre] Quand on atteint ses limites

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Astria
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MessageSujet: [Libre] Quand on atteint ses limites Dim 13 Mar - 18:54

Quand on atteint ses limites- On cède tous un jour -

Yst Ragalir Decendia

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On est en soirée, je rentrais de la forge. L’Ancienne devait encore être chez moi à s’occuper de ma mère. Ce soir, l’Ancien m’avait proposé d’aller me changé les idées dans une taverne. Il m’avait vu arriver terrifié ce matin, j’avais croisé une femme non loin de la forge et je m’étais hâté de rentrer me mettre à l’abri. Finalement, la journée, c’était assez bien passé mais je restais légèrement - Pour ne pas dire totalement - tendu par la rencontre que j’avais fait le matin. J’avais cependant l’habitude mais, malgré tout, cela commençait vraiment à être pesant.

Donc. Après ma journée, je m’étais trouvé une taverne pas trop loin de chez moi. Elle était très peu peuplée même totalement déserte malgré le fait qu’on soit en pleine heure de rush. Il devait bien être minuit passé, voire peut-être que l’aube n’était plus très loin. Et, vraiment… Ce qui se passait à ce moment dans cette taverne… J’étais clairement pas fier de moi… C’était apparemment la dernière soirée d’ouverture des lieux et le propriétaire voulait liquider les stocks… Vous voyez où je veux en venir ?

« Patron !... Encore… Encore une…
- Messire… Ne pensez-vous pas qu’il serait peut-être temps d’arrêter ?
- Ferme-là ! Tu veux liquider tes stocks ? Alors encore une ! »


Oui… C’est exactement à quoi vous pensez. Je suis totalement torché. En même temps, cette peur… Elle me fait me sentir tellement pathétique… J’ai fini par péter un câble. Alors quitte à me sentir pitoyable, autant le faire bien et jusqu’au bout. J’avais mal au crâne, la terre tournant sans s’arrêter, le moindre bruit me faisait l’impression d’une flèche en pleine tête et j’avais à peine assez de force pour lever ma chope… Toujours et encore… Soudain, sans aucune raison :

« J’suis un putain minable ! Avoir peur des femmes ! Vous y croyez-vous ? Eh ben j’suis la preuve que ça existe ! Un putain de mec plus pitoyable que le dernier des mendiants ! Le pire ! C’est qu’en plus ! J’suis mi-plégien et mi-ylissien. Vous vous rendez compte ?! Une putain d’erreur d’la nature ! Sérieusement ! C’est possible de cumuler autant d’emmerde d’un coup ?! En plus ! J'ai perdu mon père à cause de la maladie, ma mère est tombée malade. La maladie va me prendre tout ce que j'ai de précieux dans se monde. J'serais un homme qui à tout perdu ! Tout ! »

Dans tout ça… Je ne sais même pas c’est quoi le pire, et le plus pitoyable… Le fait que je renie ce dont je faisais une fierté, que je me lamente sur mon sort ou le fait que soit totalement ivre. C’était sans doute les trois… Pour ne rien améliorer… C’est que j’étais seul dans la pièce, j'hurlais donc cela dans le vide. Finalement même le propriétaire m’avait laissé les dernières bouteilles sur le bar. Y en avait combien… Pourquoi je m’emmerde à compter ? De toute façon, je sais même pas si je vois double, triple, quadruple ou si je vois le double d’un double. Bref ! Je tente pathétiquement de saisir un double immatériel de l’une des bouteilles que je fini par renverser.

En voulant la ramasser, je chute. Mes jambes ne sont même plus capables de me maintenir debout. Je peine alors à me hisser à nouveau sur mon tabouret, sans succès. Voyant que je n’y parviens pas, je rampe lamentable jusqu’à la chaise la plus proche. J’arrive à me redresser grâce à cette dernière, que je galère à attraper, et l’utilise finalement afin de me maintenir un minimum debout et me traîner jusqu’à ma précédente place.

Je réussi à placer la pauvre loque qu’est devenu mon corps sur le tabouret et à enfin saisir une bouteille. Versant la moitié de son contenu à côté, j’arrive tant bien que mal à remplir ma chope que je vide presque aussitôt. Heureusement qu’aucune de mes connaissances n’est là pour voir le triste spectacle… Et puis… De tout façon, même si l’une d’entre elle serait là, j’étais sans doute beaucoup trop bourré pour me sentir mal d’apparaître ainsi.
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